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Cameroun-Société :1000 Cannes blanches distribuées aux malvoyants à Yaoundé.

Samedi 9 novembre dernier, au terme de la marche sportive de solidarité qui a sanctionné les activités marquant la célébration de la 39e édition de la Journée internationale consacrée à la canne blanche, quelques personnes malvoyantes ont été récompensé par cet outil.
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11/13/2019 - 11:26
Zenani Kanga
Stagiaire
Cameroun-Société :1000 Cannes blanches distribuées aux malvoyants à Yaoundé.

Commémorée chaque 15 octobre, la Journée internationale de la canne blanche a été célébrée en différé le 9 novembre dernier par le Club des Jeunes Aveugles Réhabilités du Cameroun (CJARC). C’est à l’initiative de la 39e édition de la Journée internationale de la canne blanche que la Grace Church of Philadelphia, une église évangélique américaine, a offert 1000 cannes blanches aux déficients visuels du Cameroun et ont été redistribuées par la CJARC. « Nous voulons nous impliquer davantage dans les œuvres sociales, vous venons tous les deux ans et nous savons qu’il y a de grands besoins au Cameroun. C’est notre participation pour l’œuvre missionnaire », explique Steve DAVIDS, co-fondateur de la Grace Church of Philadelphia. Car, au Cameroun le nombre d'aveugle est plus de 600.000 environ.Assistées des personnes voyantes, les déficients visuels paradent dans les rues de Yaoundé et prennent part à la marche sportive dite inclusive de solidarité pour sensibiliser sur l’importance de la canne blanche pour un handicapé visuel. En plus des autorités nationales, cette célébration placée sur le thème « canne blanche et inclusion : vé^itafjfvVûtilpour le vivre ensemble » a connu la participation des délégations venues des Etats-Unis, de l’Allemagne et de France. Cinq représentations diplomatiques y ont également pris part.

La canne blanche est un outil qu’utilisent les déficients visuels, aveugles, malvoyants pour communiquer avec les personnes voyantes et pour mieux se déplacer. « La canne pour le non-voyant est l’outil le plus important pour sa mobilité » souligne un malvoyant. « La première chose qu’un aveugle doit faire, c’est le cercle de sécurité. C’est-à-dire qu’avec sa canne, il fait un balayage autour de lui pour se rassurer qu’il n’y a pas d’obstacles pouvant le gêner. Lorsqu’il veut traverser la route, il lève la canne de manière renversée, la main gauche levée et ouverte en signe de stop et les pieds croisés. Quand il amorce la traversée, il garde la main gauche levée et ouverte, et balance la main à gauche quand le pied droit avance et vice-versa jusqu’à l’autre côté. Quand il attend le taxi, il ouvre les pieds en signe de 1/, la canne au milieu. Cette fois-ci, la main droite sur la main gauche et les deux au-dessus de la canne, l’index dressé », explique Martin Luther ADIBITA, cofondateur du CJARC.

Ainsi,à travers cette marche de solidarité et un ensemble d’activités organisées ce jour que« Les non-voyants donnent une grande leçon de solidarité nationale à l’ensemble des Camerounais. Ils viennent de tous les coins du Cameroun : de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest, etc. Le record de participation est de loin supérieur à ce que nous espérions. Nous nous réjouissons du fait que les personnes voyantes sont venues marcher avec les non-voyants », a déclaré Coco Bertin MOWA, Directeur Général du CJARC ; il ajouta encore « Le coût de la canne blanche est largement au-delà des capacités financières de plusieurs déficients visuels. Quant à la qualité, elle est loin d’être garantie ».

« Je n’avais pas d’argent pour acheter une nouvelle, et s’il y’avait même un moyen d’acheter une autre, on ne peut pas avoir cette canne facilement parce que c’est difficile de la trouver, et le prix est aussi très cher », explique avec air joyeux un jeune résident de Bamenda. Il a dû voyager jusqu’à Yaoundé pour recevoir gracieusement une nouvelle canne blanche, par le Cercle des jeunes aveugles réhabilités du Cameroun.

 

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