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Cameroun : Des milliers de bactéries échangées par le baiser

A l’occasion de la Journée Internationale du Baiser, l’on apprend que des milliers de bactéries sont transmises de personne en personne par ce canal.
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07/06/2019 - 12:52
lucien embom
Journaliste

La Journée Internationale est née dans les années 90, et si le baiser a sa journée rien qu'à lui, le 06 juillet, on peut dire qu'il l'a obtenue « au mérite. » Théâtre de nos échanges buccaux, le baiser transmet de très nombreuses bactéries et on estime à 50 millions la quantité échangée sur la face de la terre. Décidément, l'esprit de compétition est fortement ancré chez nos contemporains et on enregistre régulièrement des concours du plus long baiser.

 Entre le 06 et le 07 juillet 2005, un record a été établi à 31 heures et 30 minutes. L'histoire ne dit pas s'il a fallu réanimer les (heureux) gagnants. Le bisou a (toujours) de l'avenir ! Marque de tendresse, d'amour conjugal (ou autre) ou même rite adolescent, le baiser fait travailler nos muscles, contribue au renforcement de nos défenses immunitaires et apporte des enseignements nombreux sur l'état du (ou de la) partenaire.

Dans l’histoire de nos sociétés, le baiser n'a pas toujours eu la signification que nous lui connaissons aujourd'hui. Dans l'antiquité, il était avant tout échangé d’homme à homme et constituait une sorte de reconnaissance sociale. Que dire à ce titre du baiser de Judas ? A la Renaissance, le baiser est devenu mixte et une marque d’amour entre homme et femme. Signification qu'il a largement gardée de nos jours en devenant l'expression de l’intimité, de l'affection, de l'amour etc.

De rite social, le baiser est entré dans le domaine de la vie privé. L'histoire étant un éternel recommencement, le baiser mixte ou non, est redevenu dans certains milieux (artistes, people, ...) la marque de l'appartenance à un même cercle. Comme quoi on n'invente pas grand-chose dans nos sociétés dites modernes. Cette évocation historique ne saurait être mieux conclue que par Georges Brassens qui rendait hommage aux « amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics. »

 

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