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Cameroun-Violation des droits de l’homme : Le MINCOM dément les accusations portées par Washington

Le porte-parole du Gouvernement René Emmanuel SADI estime que le Cameroun : « Est et demeure un Etat de droit, et à l’échelle de l’Afrique voire du monde, a tout lieu de tirer fierté de ses avancées en matière de démocratie, et plus précisément de respect des droits humains et des libertés ».
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11/20/2019 - 12:30
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Violation des droits de l’homme : Le MINCOM dément les accusations portées par Washington

Le Gouvernement camerounais ne viole pas pour autant les droits de l’homme, comme le reproche le Président des Etats-Unis Donald TRUMP. Le Ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement Camerounais s’est exprimé le 18 Novembre 2018, suite à l’idée de Donald TRUMP, de suspendre le Cameroun de L’African Growth And Opportunity Act (AGOA). Le Président Américain se prononçait au sujet du conflit armé qui oppose l’Etat Camerounais aux séparatistes anglophones.

Le gouvernement entend une fois de plus apporter un démenti

Dans sa réponse, René Emmanuel SADI affirme que : « Le Cameroun, en ce qui le concerne, est et demeure un Etat de droit, et à l’échelle de l’Afrique voire du monde, a tout lieu de tirer fierté de ses avancées en matière de démocratie, et plus précisément de respect des droits humains et des libertés. Voilà pourquoi le Gouvernement de la République entend une fois de plus apporter un démenti formel aux accusations portées contre les Forces Armées Camerounaises, et en appelle à plus de discernement de la part des autorités américaines, afin qu’elles reconsidèrent leur jugement excessif, qui, de surcroît, semble occulter ou minorer les exactions horribles perpétrées par les hordes déshumanisées de séparatistes, et accablent péremptoirement les Forces Camerounaises de Défense et de Sécurité qui pourtant font leur devoir et rien que leur devoir au service de leurs concitoyens, et partant, de la Nation tout entière ».

Les bavures des forces de defense et de maintien de l'ordre, sontobservables dans tous les pays

 Dans son communiqué rendu public le 31 Octobre 2019, Donald TRUMP suppose que « le Cameroun n’a pas répondu aux préoccupations concernant les violations persistantes des droits de l’homme commises par les forces de sécurité camerounaises. Ces violations comprennent des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et illégales et des actes de torture ». Le porte-parole du gouvernement se prononce en avocat défenseur en faveur des forces de l’ordre et continu son propos en affirmant que ce n’est pas seulement au Cameroun qu’une telle situation est visible, et ce n’est pas une raison suffisante pour claquer la porte au pays.  « Aucune Armée au monde n’est exonérée des dégâts collatéraux. Les bavures des Forces de Défense et de Maintien de l’ordre, sont observables dans tous les pays, y compris aux Etats-Unis, sans que l’on puisse inférer systématiquement à un déni de démocratie dans les Pays concernés, ou à l’inexistence d’un Etat de droit. Sauf à considérer qu’il existe deux poids, deux mesures pour juger des avancées démocratiques des Etats, autrement dit, ce qui vaut pour les uns, ne l’est pas forcément pour les autres. Sous ce rapport, le Gouvernement camerounais estime qu’il y a comme un réel danger pour l’harmonie des relations internationales à tenter de consacrer le primat des ONG ou des groupes de pression dans l’appréciation des faits sociaux ou sociétaux, et singulièrement en matière de respect des droits humains ».

Les raisons majeurs

Toutefois, le Gouvernement Camerounais justifie la présence des forces de défenses sur les terres anglophones: « En tout état de cause, il convient de rappeler les raisons majeures qui ont contraint le Gouvernement de la République à assurer une présence conséquente de nos Forces de Défense et de Sécurité dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à savoir : Préserver l’intégrité territoriale du Cameroun face à des séparatistes hors la loi qui ont pris les armes contre la République ; Assurer la sécurité des personnes et des biens dans les Régions concernées. En relevant que ceux sont là des missions régaliennes auxquelles aucun Gouvernement digne de ce nom ne saurait se dérober, le Gouvernement réaffirme que ces missions ont été accomplies et continuent de l’être en toute responsabilité, avec mesure et professionnalisme et dans le respect des droits humains, par les éléments de nos Forces de Défense et de Sécurité ».

 Le Président peut réintégrer le Cameroun

D’ici janvier 2020, la situation économique camerounaise pourrait se compliquer si Washington ne revoit pas sa décision. En effet, l’African Growth and Opportunity Act permet aux pays de l’Afrique Subsaharienne d’exporter sur le marché Américain sans droit de douane. Cependant, rien n’est encore perdu car « le Président peut réintégrer le Cameroun en tant que pays bénéficiaire de l’AGOA, lorsqu’il remplira à nouveau les critères et nous restons déterminés à travailler avec le Cameroun pour le faire ».

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