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Cameroun-Elections locales : Paul BIYA dos au mur

Lors d'une conférence de presse organisée à Yaoundé Jeudi 28 Novembre 2019, Joshua OSIH, a conditionné la participation du SDF aux élections 2020 par la fin de guerre qui déchire le Sud-ouest et le Nord-Ouest du Cameroun.
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11/29/2019 - 10:32
Zenani Kanga
Stagiaire
Cameroun-Elections locales : Paul BIYA dos au mur

Après une audience accordée au président du MRC Maurice KAMTO, les invités de Chef de l’Etat ont eu par la suite un échange avec le Ier Vice-Président du SDF Joshua OSIH, ce 28 novembre 2019. Les échanges intenses et fructueux ont porté « la situation gravissime dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest ainsi que la situation socio-politique extrêmement préoccupante du Cameroun en général » selon les propos de Jean Robert WAFO, Ministre du Shadow cabinet du SDF en charge de l’information et des médias.

 Au cours de ces audiences, il a été dit que la paix devrait régner dans les zones anglophones avant les élections de 2020, sinon les élections devraient être reporter à une date ultérieure en attendant, que la crise soit stable. Au menu des discussions, la synergie d’actions est pour le retour à la sérénité dans les régions en crise. « Le SDF maintient son plan d’action. Tant qu’il n’y a pas la paix au Nord-Ouest et au Sud-ouest, nous n’irons pas aux élections en février 2020 », a souligné le premier vice-président du SDF.

Une position qui rejoint celle de Maurice KAMTO, leader du MRC, qui, non seulement a évoqué la crise meurtrière dans les régions anglophones pour justifier sa démission. « Le MRC appelle les Camerounais à ne pas aller voter et à rester chez eux le 9 février 2020 afin de ne pas cautionner des élections qui ne ramèneront pas la paix dans le pays, ni ne déboucheront sur un choix libre et transparent (…) », a-t-il écrit dans sa déclaration. Cabral LIBII, Président du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) a demandé un délai supplémentaire de 15 jours pour le dépôt des dossiers, sinon, il quittera également le double scrutin.

Des revendications et autres frustrations qui jusqu’ici, n’ont toujours pas fait l’objet d’une réaction de la part du numéro Camerounais, lequel demeure encore tapis dans son silence habituel. Ce qui de toute évidence amène tout au moins à s’interroger sur l’opportunité de son action dans les prochains : Que va-t-il faire ? Va-t-il accéder aux demandes de la société civile et des partis d’opposition ? ou alors choisira-t-il de poursuivre tranquillement le respect de son calendrier arrêté en amont ? Personne jusqu’ici n’en sait rien.

Si donc les réponses à ces différentes questions relèvent du Mystère, il est certain chaqu’action qui sera désormais posée par lui aura des conséquences sur la bonne marche de ces élections et partant, de la construction de la paix tant voulue.

S’il décide donc d’aller aux élections dans la configuration actuelle, il priverait une grande partie des Camerounais à exercer leur droit de vote, et peut être, ouvrirait la voie à d’autres sources de tensions. En les reportant, il court le risque de mettre son propre parti en difficultés. Reste que dans les tous cas, il se prononcera tôt ou tard, et tous les regards sont désormais tournés vers lui.

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