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Cameroun-Journalisme : La place du per diem en questionnement dans la pratique du métier

Selon l’association Médias, Médiation et citoyenneté (2MC), le journaliste s’éloigne des principes déontologiques qui gouvernent le métier. C’était au cours d’un point de presse tenu hier mardi 3 décembre 2019 à Yaoundé.
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12/04/2019 - 12:28
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste

« Dans la recherche du ‘’Gombo’’ ou des per diem, Les journalistes privilégient de plus en plus les comptes rendus, au détriment des enquêtes, des reportages, pour ne citer que ces genres journalistiques. Pourtant, il n’y a jamais eu de prix national ou international de meilleur compte rendu ». Ces propos, sont de Marie Noëlle GUICHI, trésorière de l’association 2MC. C’était au cours d’un point de presse tenu le 3 décembre 2019 en prélude aux journée citoyennes de la presse, qui se tiendront les 12, 13 et 14 Décembre 2019 à la salle de conférence des postes et télécommunications. Durant cette communication, Valentin Siméon ZINGA, Président de l’association, Yerima KINI NSOM, Vice-président, Marie Noëlle GUICHI, Trésorière et le Docteur Parfait AKANA, Chief Executif Officer of the Muntu Institute, ont donné quelques orientations au sujet des échéances de cette première édition de la presse citoyenne.

Dans un contexte où les journalistes sont « manipulés voire carrément pris en otage par les forces occultes ou notoirement identifiables », dans un contexte où « le pays fait face au surplus, à d’autres insuffisances préoccupantes ». Il devient urgent pour la presse camerounaise de marquer un point d’arrêt pour questionner de nouveau la pratique du journalisme au Cameroun. De, prendre au sérieux les critiques qui l’assaillent, aux fins de mieux les adresser, sans complaisance et de renouer les fils avec les citoyens et les institutions. « Si possible, inviter les organisateurs d’évènement à mettre fin aux per diem, qui attirent de plus en plus le journaliste sur le terrain. Quand il en aura besoin pour remplir ses pages, il ira la chercher », réitère la trésorière.  

Cependant, quelques hommes et femmes de médias, se demandent bien, si le ré-questionnement des pratiques journalistiques, donnent le feu vert aux organisateurs des évènements à mettre fin aux per diem. « Annuler les per diem sur prétexte que c’est l’objectif du journalisme sur le terrain ne résoudra pas le problème du non-respect de la déontologie du journalisme. Il ne servira qu’empirer les choses, car plusieurs journalistes camerounais vivent dans des situations précaires. Combien d’entre nous sommes enregistrés à la CNPS, Combien d’entre nous, avons un salaire de plus de 350 000FCFA le mois, combien d’entre nous recevons les primes d’excellences ou les différents autres prix ? Nous sommes très peu qui jouissons joyeusement de nos salaires. La presse citoyenne en mettant un accent sur cette aspect doit nécessairement aux solutions, susceptible de sortir le journaliste camerounais de sa condition », souligne un journaliste.

Pour participer à cette première édition de la presse citoyenne, sur le thème « quel journalisme pour quel citoyenneté », les candidats doivent être professionnels, éditeurs ou patrons de presse, ainsi que les métiers connexes. Ils doivent être instituteurs publiques, privées ou annonceurs nationaux et internationaux.  Ils doivent être acteurs et organisateurs de la société civile et militaire de la paix, de la citoyenneté, ou leadeurs d’opinion. Les étudiants, les chercheurs et grandes écoles de journalismes y sont aussi conviés. La date limite des dossiers, est prévu le 7 Décembre à la dernière heure.

Les exposés, les échanges et les Awards citoyens du journalisme sont au rendez-vous de cette 1e édition de la presse citoyenne. Les intervenants, à l’instar de Daniel Anicet NOAH,  Alexis TCHEUYAP, Jean Claude OTTOU, partageront leurs expériences, dans le but d’aider les journalistes à lever « les obstacles à l’épanouissement d’un professionnalisme plus affirmé des médias ».

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