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Cameroun-Cybercriminalité : Le Cameroun a subi plus 12800 attaques en 2019

Le développement prodigieux des TIC a été concomitamment suivi par leur massive utilisation à des fins criminelles. La particularité de ces atteintes aux biens et à l’intégrité des personnes ainsi commises, procède de ce que leurs auteurs, les hackers ou parfois les cybercriminels sont pour une...
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12/13/2019 - 15:57
Zenani Kanga
Stagiaire
Cameroun-Cybercriminalité : Le Cameroun a subi plus 12800 attaques en 2019

Selon l’Agence Nationale des technologies de l’information et de la communication (ANTIC), le Cameroun a subi plus 12800 attaques de cybercriminels en 2019. Ces arnaqueurs sur la Toile se font encore appeler, les « brouteurs ».

Face à ce fléau qui mine et ruine en réalité la jeunesse de notre pays, les parquets généraux ont engagé depuis quelques mois des actions de répression contre ces délinquants, les cybercriminels. Usage de fausse identité, fausse qualité et fausse entreprise de marché d’or ou faire miroiter l’existence d’une importante somme d’argent laissée par un étranger, Falsification de passeport ou autres documents de voyage ; Fausse offre de prêt d’argent, en faisant payer aux victimes des frais de dossier sans aucune contrepartie ;Pratique de charlatanisme dans le but de garantir le succès de l’entreprise frauduleuse par manipulation mystique des photographies des potentielles victimes contactées via internet ; Les individus interpellés dans les cas de cybercriminalité ont pour mode opératoire, de créer, à partir d’un ordinateur ou d’un téléphone portable des faux comptes sur les réseaux sociaux (Facebook et autres). Avec ces comptes, ils contactent leurs cibles via lesdits réseaux sous une fausse identité. Il s’agit, entre autres, de nom d’utilisateurs fictifs et des photos de profil d’autrui.

Une fois le contact crée, ils font croire à leurs cibles en l’existence d’une entreprise, d’un événement chimérique ou d’un état de nécessité détermine ces dernières à leur envoyer des fonds via western union ou autre mode de transfert d’argent. Le phénomène d’arnaque sur la toile connait en effet un essor fulgurant. A l’ère du numérique, les internautes deviennent de plus en plus des proies faciles pour ces bourreaux du web. Le fait que tout le monde soit aujourd’hui connecté 24H/24 grâce au foisonnement des offres abordables des opérateurs de téléphones mobiles.

Au Cameroun, la population jeune est la plus influencée. Larissa AKONO une jeune dame de la trentaine s’est faite piégée. Cette dernière s’est trouvée embarrassé ce début de mois de décembre «je voulais acheter de beaux vêtements venus de l’étranger à mon fils. Je suis donc entrée en contact avec une boutique de vêtement en ligne sur Facebook. » raconte-t-elle. La boutique en ligne en question proposait à la dame des vêtements de marques à des prix abordables. L’offre l’a aussitôt intéressée. Elle s’est lancée sans hésiter avant de se rendre compte de l’évidence de ce faux.

 « Je me suis très vite désillusionnée quand je me suis rendue compte que cette société n ’existait pas. Mais il était trop tard je venais de me faire malheureusement arnaquée » a ajouté la jeune dame déçue. Elle a perdu une somme de cent mille franc CFA. Les réseaux sociaux sont sans doute les lieux de prédilection de ces experts en la matière. Facebook et Instagram sont en tête de liste. Le mode opératoire proposé par ces derniers est simple, il s’agit pour eux de mettre en ligne des offres alléchantes et exclusives. Des produis de l’étranger à moindre coût, de la vaisselle, des greffes (brésiliennes, péruviennes, indiennes), des vêtements à vil prix et autres gadgets de Noel.

Le Cameroun s’est engagé depuis 2010 à lutter contre l’expansion de ce phénomène. Le pays dispose d’une batterie de mesures à cet effet. Le cas de la loi du 21 décembre 2010 relative à la cyber sécurité et à la cybercriminalité, la loi n°2010/013 régissant les communications électroniques et la loi n°2010/021 régissant le commerce électronique, ainsi que de leurs textes d’application. Mais ces mesures s’avèrent malheureusement infructueuses. Chaque camerounais n’a nul autre choix que de faire preuve de vigilance pour déjouer ces cybercriminels et lutter contre ce fléau.

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