Onglets principaux

Economie

Cameroun- Economie : Endettement inquiétant des entreprises publiques

La Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du Secteur Public et Parapublic (CTR) révèle qu’au 31 Janvier 2018, la dette à court terme des entreprises publiques Camerounaises représentait 128% de leur chiffre d’affaire.  
361 vues
02/08/2020 - 12:01
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur en chef
Cameroun- Economie : Endettement inquiétant des entreprises publiques

La situation financière des entreprises publiques au Cameroun est critique. Plusieurs d’entre elles sont criblées de dettes. Déjà en 2017, le Ministère en charge des Finances dans le gouvernement de Paul BIYA, chiffrait le montant global de la dette des 37 entreprises publiques en 2017 à plus de 2624,4 milliards FCFA. Parmi les plus importantes, la Sonara, avec 763,2 milliards FCFA, suivie de la Camtel qui totalisait 554,5 milliards FCFA, la compagnie nationale des eaux (Camwater) endettée à hauteur de 352,4 milliards FCFA. Tout à côté d’elle, Electricity Development Corporation plafonne dans ses 140,4 milliards FCFA et la Sodecoton qui ferme ce top cinq avec un endettement chiffré à 113,1 milliards FCFA.

 En 2018, la situation va connaitre une légère différence, sans pour autant sortir ces entreprises de la zone d’enlisement. Selon la Commission Technique de Réhabilitation des Entreprises du Secteur Public et Parapublic (CTR), les dettes à court terme de ces entreprises « représentent globalement 128% du chiffre d’affaires combiné. Bien qu’en baisse par rapport à 2017, où l’endettement représentait 144% du chiffre d’affaires ».

La CTR s’inquiète grandement de cet « endettement important » des entreprises du secteur public, lequel selon lui constitue « un risque budgétaire important pour l’Etat ».

Des mesures de réhabilitation de ces entreprises prises par le gouvernement n’ayant pas encore produit des résultats escomptés, les prochains jours s’annoncent encore plus difficiles pour l’Etat, qui ne semble plus prêt à perfuser des entreprises au bord du gouffre.

 

 

Étiquettes: