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Cameroun- Culture : Miss Cameroun au parfum de noël

Trois semaines après la tenue du concours Miss Cameroun édition 2020, l’Etat et ses partenaires tiennent enfin leurs promesses, en remettant à l’heureuse élue ses cadeaux gagnés lors de sa soirée élective.
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01/17/2020 - 17:51
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur en chef
Cameroun- Culture :  Miss Cameroun au parfum de noël

Un véhicule 4x4, une enveloppe à hauteur de 5 millions de FCFA, un appartement meublé et un salaire de 150000 FCFA, voilà le contenu des lots rétrocédés le Mercredi 15 Janvier 2020 à l’actuelle reine de la beauté du Cameroun. C’était en présence du représentant du Ministère des Arts et de la Culture.  Titulaire d’une licence en banque et finance Audrey Nabila MONKAM est originaire de la région du Nord-Ouest, et âgée de 24 ans.

Elle qui, au moment du concours a battu campagne sur le thème de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les peuples, n’a donc plus droit à l’erreur. Désormais, tout le monde attend d’elle la mise en place de son projet bâti autour d’un programme national de promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

Pour le COMICA, Comité d’organisation de Miss Cameroun, ce sont des points positifs en plus glanés haut la main, après une séquence tumultueuse et humiliante, l’ayant conduit tout droit vers la suspension, relativement au peu de clarté et de crédibilité qu’il générait autour de l’organisation de cet évènement. La cérémonie de remise officielle des différents cadeaux obtenus lors de la soirée élective de miss Cameroun par l’heureuse gagnante, Audrey Nabila MONKAM, avait pour objectif entre autres, de redorer l’image d’une structure complètement diminuée ainsi que le précise Laurentine ASSIGA, journaliste culturel dans cette analyse.  « C’est une marque de crédibilité de la nouvelle dynamique que prend ce concours, qui représente la femme camerounaise dans son élégance et son intelligence. C’est un grand signe, un symbole, un signe d’humilité du COMICA, qui dit oui on vous a compris et on va s’améliorer… »

Occasion donc de questionner l’impact des nouvelles bases sur lesquelles se lance désormais le COMICA, dans l’organisation de ce concours de beauté au Cameroun, deux longues années après sa suspension par l’Etat. Dans le fond qu’est ce qui a changé ?

La première chose qui se dégage, est relative à la structure d’organisation du concours. Désormais, Miss Cameroun sera chaperonné par le Ministère des Arts et de la Culture, lequel va en assurer le respect de certaines valeurs comme l’éthique, l’égalité, la clarté et l’objectivité autour de ce concept. Le deuxième point est celui de la reconstruction du prestige perdu du COMICA et cela depuis des années. La cérémonie de remise solennelle des cadeaux de la Miss organisée le 16 Janvier 2020 s’inscrit dans ce sens, mais ce n’est pas tout. Encore faudrait-il pour le comité de construire une vraie vision culturelle, pour capter les différents projets émis lors du concours, afin d’en faire un combat plus large. Il y a également la question du pilotage de l’organisation du concours, lequel nécessite un organe technique chargé au cours de l’année  de préparer dans les moindres détails cet évènement, afin d’en faire un vrai rendez-vous culturel national, ainsi que l’indique Jean François  CHANON, chroniqueur culturel lorsqu’il déclare que « la construction d’un projet culturel bien structuré avec Miss Cameroun et l’organisation d’un secrétariat général qui gère sur toute l’année la préparation de l’évènement » sont des éléments indispensables pour pérenniser avec efficacité cet évènement.

L’avènement d’un nouveau COMICA plus crédible et mieux organisé, passe donc à la fois par ces éléments objectifs et de sa capacité à transformer les insultes d’hier en points de performance pour l’avenir, selon les propos Laurentine ASSIGA qui pense qu’il faut « redonner au COMICA sa chance.  Ensuite, le comité d’organisation doit être ouvert et transformer les insultes et autres conseils comme un appel à plus de performances ». Les voies de la renaissance sont désormais ouvertes, le COMICA saura t’il s’en saisir ? Beaucoup se pose la question.

Thierry EDZEGUE

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