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Cameroun : Les câbles WACS et SAT3 en panne

Selon CAMTEL, une panne des câbles WACS et SAT3 perturbe le service depuis quelques jours sur l’ensemble du territoire national.
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01/20/2020 - 10:49
lucien embom
Journaliste

En dehors du Cameroun, d’autres pays touchés à savoir le Gabon, la RD Congo et son voisin le Congo. WACS (West Africa Cable System, soit Système de Câble ouest-africain) est un câble sous-marin construit par Alcatel-Lucent et reliant l'Afrique du Sud au Royaume-Uni en passant par l'océan Atlantique, au large de l'Afrique. Le câble est composé de quatre paires de fibres et mesure 14530 km de longueur, reliant Yzerfontein dans le Cap occidental à Highbridge en Angleterre.

 Il dispose de 14 terminaux dont 12 en Afrique et 2 en Europe, permettant de relier de nombreux pays africains à Internet. Son coût total de mise en place est de 650 millions de dollars. Originellement, WACS s'appelait Africa West Coast Cable (AWCC), soit câble côtier de l'ouest de l'Afrique, et devait également desservir l'Amérique du Sud, mais cela a été abandonné.

Le câble comporte des connexions dans les pays suivants Afrique du Sud, Namibie, Angola, République Démocratique du Congo, République du Congo, Cameroun Nigeria, Togo, Ghana, Côte d'Ivoire, Cap-Vert, Iles canaries, Portugal, Royaume-Uni etc. Le câble WACS a été débarqué à Yzerfontein afin de réduire le risque d'isolement complet du reste du monde en cas de problème.

En 2008, lors de la conception de WACS, la capacité de 3,84 Tbit/s de débit était prévue. Lors de la livraison en 2012, ce chiffre a été porté à 5,12 Tbit/s. Une mise à jour du système de codage et de modulation a permis de passer à 14,5 Tbit/s. Au lancement du WACS, les capacités de connexion de l'Afrique ont augmenté de 23 %.

South Africa Transit 3/West Africa Submarine Cable (SAT-3/WASC) est un câble sous-marin de télécommunications en fibres optiques qui relie l'Europe à l'Afrique du Sud avec des dérivations dans de nombreux pays d'Afrique de l'ouest contrairement à son prédécesseur SAT-2. Son déploiement est intimement lié à celui du câble SAFE. L'ensemble SAT 3/WASC & SAFE fait partie d'un seul consortium constitué de 37 opérateurs.

Ceci permet, outre la desserte de l'Afrique de l'ouest, d'assurer une sécurisation du trafic Europe/Asie (SEA-ME-WE 3 entre autres) par le sud de l'Afrique. Le consortium est actuellement dirigé par Telkom SA qui assure également la fonction d'administrateur du réseau. Son architecture est constituée de deux segments, un nord et un sud. Les deux segments sont croisés, c'est-à-dire que les deux dernières stations du nord et les deux premières du sud sont identiques.

Cette architecture permet une indépendance renforcée de la partie sous-marine en fournissant une diversification des atterrissements. Long de 14 000 km, il a été mis en service en 2001. Il est constitué de deux paires de fibres sauf pour la liaison entre l'Espagne continentale et les Canaries où deux paires privées ont été ajoutées à l'usage exclusif de Telefonica.

Il utilise dès l'origine les technologies de multiplexage en longueur d'onde (WDM) et de hiérarchie numérique synchrone (SDH). On note également l'usage de la technologie OADM dans la majorité des unités de dérivation de branche du segment sud. A l'origine d'une capacité de 40Gb/s par paire de fibre, il a subi trois augmentations de capacité portant sur la densification des longueurs d'onde. Sa capacité est aujourd'hui de 340Gb/s pour le segment sud et de 420Gb/s pour le segment nord.

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