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Cameroun- Sociétés d’Etat : Le calvaire des ex-employés continuent

Lésés et méprisés par un gouvernement insensible à leurs cris, le calvaire continue pour ses ex-employés des sociétés d’Etat. 30 ans plus tard, rein a évolué au sujet de la liquidation du reliquat de leur prime de bonne séparation.
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08/23/2019 - 14:15
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur web
Cameroun- Sociétés d’Etat : Le calvaire des ex-employés continuent

Trente années sont passées et toujours rien pour ses hommes et femmes qui ont donné de leur jeunesse au service de la nation. Trente années d’humiliation, d’escroquerie, de mensonges, et de mépris, infligées à des personnes qui n’en demandent pas moins que leurs droits soient respectés. Résultat final d’une politique à demie teinte, pratiquée depuis des années par un gouvernement qui n’a plus aucune honte pour spolier sa propre population. « Nous nous demandons s’il y a des camerounais qui doivent bénéficier de son attention particulière, et d’autres non, qui doivent croupir dans la misère ??? Nous ne demandons pas l’aumône. C’est des droits légaux que nous réclamons. » S’indigne un des ex-employés.

Le sort réservé aux ex- employés des sociétés d’Etat au Cameroun depuis des décennies, est en effet illustratif du peu de sérieux et de sincérité avec lesquels, ce gouvernement envisage le destin collectif de la nation. Aujourd’hui, beaucoup en sont à se demander pour qui travaille-t-il réellement ? A qui devraient profiter leurs actions ? Autant de questions qui du reste, trouvent réponses dans le comportement contempteur qu’il affiche à l’égard de la majorité.

Pourtant, des actions ont été entreprises, le cadre normatif défini, reposant comme c’est le cas en ce moment sur le   décret du 4 novembre 1988, relatif aux droits sociaux et à la prime de reconversion qui représente 12 mois de salaires, accordées aux ex- employés des sociétés d’Etat par Paul BIYA. Aujourd’hui qu’est ce qui coince donc réellement ? pour quoi depuis cette date, ces personnes ne sont-elles pas encore rentrées dans la totalité de leurs droits. A l’évidence rien. La faute, à un système corrompu dont l’objectivité fait cruellement défaut. « Nous continuerons à revendiquer nos droits jusqu’au dernier employé encore vivant. Évidemment Le Président Paul Biya est parfaitement au courant de cette situation qui dure depuis 30 ans », renchérit un autre Camarade de lutte.

Malgré les nombreux mouvements d’humeur et autres manifestations de colère, 40 au total, initiés par toutes les personnes concernées, aujourd’hui appartenant au troisième âge, rien a bougé. Année après année, le calvaire continue et personne ne peux dire à quel moment il s’arrêtera, afin ces papis et mamies issus des 48 sociétés d’état privatisées, bénéficient enfin du reliquat de leur prime de bonne séparation. C’est l’exemple même d’un gouvernement qui prône le vivre ensemble et le bien-être de tous. Qui l’eut cru !

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