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Cameroun- Libertés publiques : Titus EDZOA plonge en plein désarroi

  L’ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République, manifeste son désarroi après que lui ait été refusé l’autorisation de manifestation publique, pour le lancement de son mouvement dénommé le Cercle de Réflexions d’Analyses politiques et Economiques du Cameroun, par l’autorité du 3e...
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06/22/2019 - 13:27
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur web
Cameroun- Libertés publiques : Titus EDZOA plonge en plein désarroi

Il n’aura pas eu beaucoup de chance. Malgré son statut d’ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun, Titus EDZOA, va connaitre le même sort souvent réservé aux personnes généralement indexées comme hostiles au régime en place.

 Le 19 Juin 2019 en effet, alors qu’il s’apprête à lancer son mouvement dénommé Cercle de Réflexions d’Analyses Politiques et Economiques du Cameroun, Titus EDZOA, va se voir interdire la manifestation par l’autorité administrative du 3e arrondissement de Yaoundé, au prétexte qu’aucun récépissé de déclaration préalablement, comme le prévoit la législation nationale en vigueur au Cameroun, n’existe pour cette manifestation. Ce qui marquera l’étonnement de nombreuses personnes ayant fait le déplacement, afin de prendre part à ces échanges, au cours desquels, l’ancien Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR), devrait prendre la parole, pour un cours inaugural.

La surprise est d’autant plus grande que le Quotidien le Jour, dans sa parution du 20 Juin 2019, indique que les démarches administratives préalables et nécessaires avaient pourtant été faites par l’intéressé, pour la tenue de cet évènement. « Le pr Titus EDZOA avait auparavant déposé un dossier de déclaration de manifestation publique auprès de l’autorité administrative », rapporte le journal, qui poursuit qu’en l’absence du récépissé querellé, « l’accès lui a été interdit dans la salle pourtant déjà payée par les responsables de l’hôtel. »

L’ancien SGPR devra donc encore attendre, s’il veut voir son rêve se réaliser. Mais jusqu’à quand ? personne n’en sait rien. Reste qu’il vient de faire face à la plus grande discorde qui oppose depuis des années les acteurs de la société civile et des partis politiques, au régime gouvernant en place. La déception et la frustration pouvaient donc se lire sur son visage, au cours de l’échange qu’il a tenu dans son domicile, quelques heures plus tard. Echange au cours duquel, rapporte le quotidien le Jour, il s’est « offusqué de cet état de choses. Pour lui, il s’agit d’un anachronisme inacceptable. » Dans la perspective d’une démocratie apaisée et inclusive, le professeur Titus EDZOA croit savoir que l’on ne doit pas « empêcher une rencontre dont l’objet était juste d’échanger avec les camerounais sur des sujets de leur quotidien. »

Au cours de la décennie qui s’achève, plusieurs manifestations ont régulièrement fait l’objet des interdictions systématiques, en dépit souvent de leur déclaration auprès de l’autorité administrative. Qu’il s’agisse des initiatives venant des partis politiques de l’opposition ou de la société civile. Ce qui a régulièrement conduit au mauvais classement que connait le Cameroun, en matière de respect des libertés publiques, dans les différents rapports produits par les organismes internationaux et autres ONG.  Dans le cas d’espèce, l’embarra du pouvoir viendrait de la présence au sein de ce mouvement de réflexion, de certaines personnalités, connues pour être hostiles de part leurs opinions au pouvoir de Yaoundé, à l’instar de Éric CHINJE et d’autres membres de la diaspora Camerounaise.

 

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