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Cameroun- Gouvernance : Viviane BIWOLE prend le contre-pied de Ferdinand NGOH NGOH

Dans une récente sorite à Radio Balafon, relative au mandat des DG, DGA et PCA, Viviane BIWOLE déclare qu’aucune disposition du cadre réglementaire légal actuel des entreprises publiques ne contraint au respect d’une instruction « manifestement illégale ».
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08/22/2019 - 12:34
Christian-ESSIMI
Christian ESSIMI
Rédacteur web
Cameroun- Gouvernance : Viviane BIWOLE prend le contre-pied de Ferdinand NGOH NGOH

La récente sortie du Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République du Cameroun, relative aux mandats des Directeurs Généraux et de leurs Adjoints, ainsi que des Présidents des Conseils d’Administrations des établissements publics, continuer de diviser l’opinion publique nationale. Beaucoup en effet se questionnent sur la valeur juridique de l’instruction qu’il fait donner aux différents Directeurs Généraux, leurs Adjoints et les PCA, en violation de la loi 12 Juillet 2017, qui fixe pour un délai maximum de 09 ans leurs mandats, de rester à leurs postes respectifs.

C’est le cas en effet de l’universitaire Viviane BIWOLE, qui, dans une sortie à Radio Balafon le 20 Août dernier, prenait le contre-pied de cette mesure, en s’interrogeant justement si le contenu de cette lettre peut protéger les dirigeants dans les actes de gestion qu’ils prennent au cas où leur mandat est échu. « Non », répond-elle à sa propre question.

Or, dans une correspondance adressée au Ministre Délégué à la Présidence de la République, en charge du Contrôle Supérieur de l’Etat, Ferdinand NGOH NGOH demande à madame Mbah Acha Rose FOMUNDAM « de bien vouloir veiller à ce que les missions spéciales de contrôle et de vérification dépêchées par vos soins auprès des entreprises et établissements publics s’en tiennent aux actes liés à la gestion des responsables en poste. La question concernant la nomination et la validité des mandats desdits responsables sont, quant à elles, de la compétence exclusive du Président de la République. »

Pour autant, l’enseignante ne recule pas dans son argumentaire. Face à ce qu’elle qualifie d’instruction « manifestement illégale », et pour laquelle, poursuit-elle, aucune disposition du cadre réglementaire des entreprises publiques ne contraint au respect, Viviane BIWOLE croit savoir que la solution est bien évidente : « La loi doit s’imposer, elle s’impose. »

En rappel, c’est le 13 Août 2019 que Ferdinand NGOH NGOH, Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République, saisi par correspondance  le Secrétaire Général des services du Premier Ministre, pour faire valoir ce qui suit : «   j’ai l’honneur de vous faire connaître que le chef de l’État demande au Premier ministre, chef du gouvernement, de bien vouloir rappeler aux chefs des départements ministériels assurant la tutelle technique des entreprises et établissements publics, que le pouvoir de nomination des organes sociaux desdites structures relève de la compétence exclusive du président de la République. À cet égard il voudra bien leur faire savoir qu’en attendant ces très hautes décisions du chef de l’État les responsables en poste devront continuer à exercer normalement leurs fonctions ».  

Pour l’heure, aucune autre démission n’a été enregistrée après celle de Jean Pierre KEDI, manifestée par un décret du Président de la République Paul BIYA, qui nommait à sa place de Directeur Général de l’Agence de Régulation du Secteur de l’Electricité, Jean Pascal NKOU.

 

 

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