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Cameroun-Santé : Les bébés siamoises séparées en France sont de retour

Agées de 14 mois, Bissie et Eyanga ont foulé le sol du bercail le 22 Janvier 2020. Elles vivent désormais séparées, après l’opération réalisée le 13 Novembre 2019 à l’hôpital Femme-Mère-Enfant de Lyon en France.
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01/23/2020 - 12:56
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Santé : Les bébés siamoises séparées en France sont de retour

 Bissie et Eyenga Merveille, les deux petites Camerounaises siamoises, vivent désormais séparées. Elles sont revenues au Cameroun, le 22 janvier 2020, sous les acclamations de dizaines de proches et de curieux venus les accueillir à leur arrivée à l’aéroport de Yaoundé. Laure NGALI, la mère des jumelles était éblouie devant les hommes de médias, venue de part et d’autres vivre la scène : « Je suis fière de les voir séparées. Elles se portent bien et sont vaillantes ».

Nées le 6 Novembre 2018 à Ayos, une bourgade du centre du Cameroun, les nourrissons étaient reliés par l’abdomen avec une partie du foie en commun. Elles ont été séparées au cours d’une opération menée par les experts du service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital Femme-Mère-Enfant des Hospices Civils de Lyon (HCL), dans le centre de la France. L’opération avait mobilisé une vingtaine de personnes. Il s’agissait d’une première pour cet établissement, l’un des plus grands hôpitaux pédiatriques de France.

Après cette opération qualifiée de « délicate » par le Professeur Pierre-Yves MURE, les enfants sont restés en France pour des soins médicaux.  « On va les garder à l’hôpital encore quelques jours, mais ce ne sera pas long. Il faut considérer qu’elles sont normales désormais et vont évoluer seules », avait ajouté le professeur Faustin MOUAFO, le chirurgien pédiatrique qui les a suivies dès leur naissance au Cameroun.

Le 6 Décembre de la même année, Bissie a dû subir une autre intervention chirurgicale au niveau cœur. C’était à l’hôpital Pierre Wertheimer de Bron, dans la banlieue lyonnaise. De retour au Cameroun, les filles vont passer quelques temps à l’hôpital. Il sera question pour les médecins spécialistes camerounais « d’assurer un calendrier thérapeutique et de suivi, mais aussi d’éduquer la maman pour leur alimentation », détaille le professeur MOUAFO.

La génitrice des bébés avait donné naissance par césarienne. Celle-ci, rejetée par le père et une partie de la famille, s’était réfugiée à l’hôpital gynéco-obstétrique pédiatrique de Yaoundé, où les bébés ont grandi en attendant l’opération. Leur transfert en France et leur séparation a été possible grâce à l’intervention des associations françaises et camerounaises. Cette solidarité a porté ses fruits, car les filles sont désormais libérées de leur fardeau.

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