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Cameroun-faits divers : Un enseignant viole une vingtaine d’écolières à Douala

Le Nommé Kevin BUMA, en service à l'école primaire privée dénommée ‘’Excellence’’ de Bonaberie, a sexuellement abusé des mineures de moins de 14 ans. Apprend-on le 7 Janvier 2020.
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01/07/2020 - 17:03
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-faits divers : Un enseignant viole une vingtaine d’écolières à Douala

Plusieurs jeunes filles, sont victimes des violences sexuelles au Cameroun. Ces abus sont le plus souvent visibles dans les écoles et les maisons familiales. Véritablement, Près d’une vingtaine de mineures ont sexuellement été abusées par monsieur Kevin BUMA, en service à l’école primaire privée ‘’Excellence’’ de Bonaberie à Douala. Certaines sources affirment que : « cette série de viol a débuté en Novembre 2019 ». Ces mineures gardaient le silence de peur de subir les sentions du violeur.

Quelques-unes ont brisé le silence

Toutefois, quelques-unes ont brisé le silence et ont raconté la scène aux parents. Ces derniers n’ont d’ailleurs hésité à porter plainte. « Comme s'il était informé, le mis en cause s'est absenté au premier jour de la rentrée du 2è trimestre. Interpellé et interrogé par la gendarmerie le 6 janvier 2020, le maître a avoué ses forfaits indiquant être sous l'effet d'une force surnaturelle », a indiqué la même source. Il est actuellement gardé à la brigade de recherche de Bonaberie où une enquête se poursuit. Les parents des victimes ont été invités à faire des examens médicaux approfondis pour leurs enfants.

La loi punit

En effet, la législation camerounaise a tout prévu. « Dans l'article 296 du code pénal relatif au viol, la loi punit tout acte sexuel avec une personne (homme ou femme) sans son consentement avec des violences physiques et /ou morales. Constaté, le délit est sanctionné d'une peine allant de 5 à 10 ans de prison ». Monsieur Kevin BUMA ne va en aucun cas échapper à cette peine.  

5,2% ont été victimes de viols

Il ressort d’une récente étude de santé publique que, sur une population de 37.719 filles et femmes camerounaises, 5,2% ont été victimes de viols. Les jeunes filles scolarisées sont les plus exposées, mais optent très souvent pour le silence. « Nous avons un stagiaire qui a repéré un cas d’une élève fille, qui est victime d'abus sexuel, de harcèlement...elle vit avec sa mère qui est mariée à un autre homme, et cet homme la harcèle sexuellement », avait expliqué Fadimatou NANA, conseillère d’orientation principale au lycée technique de Yaoundé.

La lutte contre les abus sexuels devient déjà satisfaisante

Co- fondatrice de l’association de lutte contre les violences faites aux femmes, Elise Pierrette MPOUNG MENO estime que la lutte contre les abus sexuels devient déjà satisfaisante.   « Il y a de plus en plus de familles qui portent plainte parce que leur fille a été victime d’un viol. Les jugements sont rendus et nous pensons qu'il y a une évolution », avait-elle rassuré le 1er Mars 2019, à l’occasion d’un meeting organisé par les associations féministes, afin de dénoncer les violences sexuelles faites aux femmes. La main mise et les peines infligées aux violeurs, mettront surement en garde toutes les personnes tentées par cet acte infâme.

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