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Cameroun-Sud-Ouest : la sous-préfecture de MUYUKA incendiée

Le 2 janvier 2020, c’est 24 heures après un affrontement entre forces armées et séparatistes anglophones, que la subdivision de cette commune situé dans le département de FAKO a été attaquée.
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01/03/2020 - 10:42
Florelle SATEU
Florelle SATEU
Journaliste
Cameroun-Sud-Ouest : la sous-préfecture de MUYUKA incendiée

Les séparatistes anglophones n’ont pas déposé les armes malgré les avertissements du Président Paul BIYA. Le 2 Janvier 2020, ces amazoniens ont mis le feu dans le bureau d’un officier divisionnaire à MUYUKA. Les flammes se sont propagés et toute la sous-préfecture est partie en fumée. Selon certaines sources, cet incident est survenu 24h après un affrontement entre les forces armées camerounaises et certains présumées séparatistes.

La réponse des séparatistes au discours du Président

La résidence dudit officier d’Etat civil n'a pas non plus été épargnée en soirée du 1e Janvier 2020.
D’autres sources estiment que, les combattants ont commis ce forfait, et en préparent encore plusieurs autres, dans le but de répondre au discours prononcé par le Président Paul Biya.

Les combattre

Effectivement, dans son discours le 31 Décembre 2019 à la nation, le Président de la République a mis en garde les sécessionnistes contre toute expansion des combats dans les régions anglophones. Il a appelé l'armée à doubler ses efforts et à finir avec les sécessionnistes. « Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons pas d’autre choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens. Nos forces de défense et de sécurité feront une fois de plus leur devoir avec mesure, mais sans faiblesse. Je veux ici les assurer de mon total soutien et de ma haute considération", a déclaré Paul Biya.

Le mot combattre n’avait pas sa place

Plusieurs acteurs de la société civils se mécontentent de ce discours taxé ‘’d’incitatif’’ : « Le président a utilisé un terme qui ne m’a pas du tout plus. Le mot combattre n’avait pas sa place, il est incitatif. Dans une situation de violence comme celle-ci, l’idéale n’est pas de répondre par la violence. C’est un discours d’apaisement qui devait être donné. Nous sommes vraiment touchés car cette crise ralenti affaires », se désole un citoyen camerounais. Les uns et les autres attendent du chef de l’Etat qu’il revienne sur ses propos afin d’atténuer la colère manifeste des ‘’ambaboys’’

 

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