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Cameroun-Elections locales : La Conférence Épiscopale remet en question le code électoral

La Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (CENC), à travers la voix de son Président Monseigneur Abraham KOME remet en cause le code électoral, outil du double scrutin de Février 2020.
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12/11/2019 - 15:24
Zenani Kanga
Stagiaire
Cameroun-Elections locales : La Conférence Épiscopale remet en question le code électoral

Ce Mardi 10 Décembre 2019 à Mvolyé, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme, la Conférence Episcopale Nationale du Cameroun (CENC), vient de remettre en question le Code électoral à travers leur Président Mgr KONE. L’objectif était de voir le niveau réel des droits de l’homme et faire des propositions concrètes afin que, les choses puissent s’améliorer. Trois thèmes étaient au centre des échanges parmi lesquels : Le Code électoral en vigueur : quelle garantie pour une élection transparente et équitable au Cameroun ?

Selon Monseigneur Abraham KOME, cette loi ne garantit pas la transparence des scrutins au Cameroun et aussi, il dénonce les conditions de la tenue du double scrutin. Sur la principale loi électorale, l’Homme de Dieu estime que le Code électoral « ne garantit pas la transparence et l’authenticité des résultats des urnes ». Un discours prononcé à l’occasion de la tenue, de l’atelier d’évaluation de l’état de jouissance des droits de l’homme, des libertés publiques par les Camerounais ainsi que des conditions de détention dans les prisons au Cameroun.  Cette déclaration de Mgr Abraham KOME vient réconforter la position de plusieurs partis politiques et leader d’opposition qui refusent de participer au vote ou brandissent le boycott.

D’après Abraham KONE, les droits de l’homme sont en régression « On a vu la difficulté récurrente des partis politiques à manifester. On le voit surtout et, je le dis avec beaucoup d’émotion, quand on visite les prisons dans notre pays. Ce qu’on y trouve sur le plan des structures, du traitement de personnes ou même de la massification de la population carcérale. Lorsqu’on voit tout cela, on doit affirmer, si on veut rester dans la vérité, que les droits de l’homme sont plombés dans notre pays ».

« La corruption, l’impunité, la mauvaise gouvernance et l’absence de la transparence dans la gestion des finances publiques, les violations graves des droits de l’homme et des libertés publiques sont les causes profondes de sous-développement de notre pays » précise le Président de la CENC.

Pourtant, l’instance en charge du scrutin a rendu publique les listes des partis retenus.

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