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Cameroun-Culture : Le Make-up donne de la voix aux confins des accidents de la route

‘ Des pinceaux pour sensibiliser contre les accidents de la route’, C’est le message véhiculé pendant le week-end dernier consacré au maquillage de composition.
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11/20/2019 - 13:46
Zenani Kanga
Stagiaire
Cameroun-Culture : Le Make-up donne de la voix aux confins des accidents de la route

En prélude à la journée internationale, des souvenirs des personnes victimes d'accidents de la route, qui se célèbre le 18 Novembre de chaque année, le festival AFRICA MAKE UP WEEK s'est associé au ministère des transports et autres partenaires sociaux pour sensibiliser les usagers de la route ainsi que, les piétons sur les dangers qui surviennent quand la route est très mal utilisée. Car selon les données, le Cameroun a enregistré 22 314 accidents matériels et corporels intervenus sur les routes, pour un total de 8 669 morts au cours de ces huit dernières années (soit une moyenne d'environ 1 000 morts par an). Des milliers de blessés ressortent de ces accidents avec des séquelles pour la plupart du temps physiques qui changent radicalement le cours de leur vie. D’où la nécessité de sensibiliser non seulement les victimes d’accidents de la route mais aussi la population sur les jugements et les regards à adopter face à cette situation.

Rendu à sa deuxième édition, le projet de Merveille AKAMBA est une plateforme panafricaine de valorisation, de découverte qui en exergue un département technique de la chaîne cinématographique en associant merveilleusement l'art et la sensibilisation grâce au maquillage qui semble être le parent pauvre du cinéma camerounais.  « Pour moi, ce festival a une âme puisqu'il sort de l''ordinaire, il mérite une plus grande audience compte tenu de sa particularité qui contribue au développement de notre cinéma>>a déclaré le cinéaste et producteur Francis TENE K.

Seul festival du genre en Afrique sub-saharienne, la filleule du célèbre maquilleur de cinéma français Alain FOLGOAS  et les membres de l'association des maquilleurs de cinéma  et de spectacle au Cameroun ,(ASMCC) se serve de l'art comme prétexte pour poser les problématiques des fléaux qui minent notre société en essayant de reconstituer  et dénoncer des faits .A l'aide  des pinceaux, on remet en scène des tranches vies  plus ou moins choquantes pouvant à sensibiliser au maximum le public très souvent ignorant .Pour le Docteur Francis TAMI, enseignant de cinéma « l'enjeu d'un tel festival est là car à l'Université nous parlons cinéma, nous parlons théâtre et le maquillage on évoque dans des exposés et pour les étudiants se sont des choses abstraites. Car, il n'a pas toujours de cadre pour la pratique par contre, dans le festival de madame AKAMBA, on touche la chose du doigt ».

Il existe deux considérations du maquillage à savoir : Le maquillage dit ordinaire celui de mise en forme ou de beauté utilisé par le commun des mortel et le maquillage spécialisé qu'on retrouve dans la pratique technique de certains métiers à instar du cinéma. Ses deux approches de cet art ont le bonheur de soulever à la fois la condition esthétique du maquillage au cinéma et sa fonction sociologique qui malheureusement, n’arrive toujours pas à attirer l'attention des pouvoirs publics, sur ce secteur d'où le cri de détresse de la promotrice. « Au Cameroun, nous avons toutes les difficultés énormes pour être make up artiste, il n'a pas de matériel, pas de production pour commander les produits à l'extérieur faute de budget, plasticien à la base nous avons notre place dans la chaine audiovisuelle et cinématographique, l'État doit tenir compte de nous dans la répartition droits d’auteur et pousser les gens à respecter ce métier ».

Espérons que ce message n'est pas tombé dans les oreilles de sourd, pour que la troisième édition déjà en préparation reçoive l'attention nécessaire pour l'entretien et la prise en charge des multiples festivaliers qui viendront du Burkina Faso ou du Bénin témoin oculaires de la dernière édition.

                                                                       Thierry EDZEGUE

 

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