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Cameroun : Un million de personnes en insécurité alimentaire

Les populations camerounaises en situation d'insécurité alimentaire, se retrouvent particulièrement dans les  régions de l'Extreme-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouet, en proie à des crises sécuritaires et théatres de déplacements massifs de populations fuyant les violences 
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04/08/2019 - 12:52
Mike Biya
Rédacteur cameroun-online

1.069.783, c'est le nombre de personnes en situation d'insécurité alimentaire au Cameroun, selon des données du Ministère de l'Agrilculture et du Développement Rural (MINADER). L'étude, menée dans le cadre harmonisé d’identification des zones à risque et de l’analyse des populations en insécurité alimentaire, a été rendue publique par le Ministre de l'Agriculture, Gabriel Mbairobé, le 04 avril dernier, à Yaoundé.

A ses cotés, le Ministre en charge de l'élevage, ainsi que des représentants du Programme Alimentaire Mondial (PAM), et de l’Organisation mondiale pour l’agriculture (FAO), qui participent tous aux études sur l'insécutité alimentaire dans le pays. 

Dans le détail, ces analyses ont été réalisées dans 40 départements de 7 des 10 régions que compte le Cameroun, sur une période de trois mois (mars-avril-mai), selon le MINADER. Il en ressort que « la situation est acceptable dans 33 départements où le bilan alimentaire est relativement positif. Dans 7 départements par contre, notamment dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, la situation est critique. Toutefois, aucun département ne se trouve en phase d’urgence ou de famine », a indiqué Gabriel Mabirobé. 

Toutefois, « la situation pourrait se dégrader au cours du prochain trimestre juin-juillet-août avec 21 départements en phase minimale, 12 en phase sous pression et 7 en phase de crise », a ajouté le Ministre de l'Agriculture. 

Une crise alimentaire causée principalement par des facteurs tels que les crises socio-politiques dans les régions de l'extreme-Nord, avec la menace Boko Haram, et dans celles du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à des violences entre groupes séparatistes et Forces sécuritaires. Des crises qui entrainent des déplacements massifs de populations, et un afflux continu de réfugiés dans les localités frontalières, autres facteurs de l'insécurité alimentaire. 

La situation est cependant moins critique que l'année précédente, à la meme période. Des avancées qu'il faut consolider et améliorer. Aussi est-il donc « nécessaire, pour éviter des schémas de catastrophes éventuelles dans l’avenir, d’intensifier notre action d’encadrement auprès des populations, afin de les empêcher de basculer en situation d’urgence ou de famine », estiment les autorités. 

 

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