Vendredi 21 Novembre 2008

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Sit-in des releveurs : La mise au point du Drh de Aes-Sonel

Selon Jean Pierre Moudourou, les releveurs de compteurs sont instrumentalisés.

Le Jour / Lundi 25 Août

C’est une position connue, que le directeur des ressources humaines de Aes-Sonel a réaffirmée, vendredi dernier, lors d’un point de presse à la direction générale de Aes-Sonel à Douala.

A savoir que les releveurs d’index des compteurs électriques ne font pas partie du personnel de l’entreprise. Selon Jean Pierre Moudourou, ceux-ci dépendent des entreprises de main d’œuvre temporaire, qui les ont mis à la disposition de Aes-Sonel pour la tâche à laquelle ils étaient affectés. Les agents releveurs qui se considèrent comme personnel de Aes-Sonel, ont été recrutés en 2005 par les sociétés Interima et Cible Rh, pour un contrat de mission. Leur recrutement répondait à un besoin de professionnalisation de l’activité de relève, comme l’indique M Moudourou : "Pour le faire nous nous sommes dit qu’au lieu d’avoir des temporaires, on va avoir à faire à des sociétés de sous-traitance. Le temporaire n’a pas obligation de résultat, alors que la rémunération du sous-traitant est liée à la qualité de la relève qu’il fait. Ce qui est totalement différent comme approche de gestion." La relève ayant un impact direct sur le chiffre d’affaires de l’entreprise qui était mis à mal par des fraudes évaluées à près de 20 milliards Fcfa tous les ans. D’où son externalisation.

Pour rendre plus efficiente l’activité, la direction de Aes-Sonel a proposé récemment aux employeurs des temporaires de liquider leurs droits et de les recruter à nouveau en leur proposant cette fois-ci des contrats à durée indéterminée, de manière à leur permettre de bénéficier d’une couverture sociale. Leurs rémunérations devaient s’en trouver améliorées. C’est au cours de ce processus, du reste conduit par l’administration du travail, que le mouvement de grève est intervenu. Pour Jean Pierre Moudourou, les grévistes sont tout simplement instrumentalisés. "Ils servent une fin qu’ils ne connaissent pas", regrette-t-il.

Les grévistes qui rejettent la proposition qui leur a été faite, exigent leur intégration comme personnel de Aes-Sonel. Ce que réfute celle-ci. Ils entendent poursuivre leur manifestation jusqu’à ce que leur revendication prospère. Pour eux, leur véritable employeur a été de tout temps Aes-Sonel et non les entreprises de main d’œuvre temporaire. "Recrutés pour un contrat de mission de deux mois renouvelable une fois, nous sommes depuis lors des employés de Aes-Sonel", arguent-t-ils. Les releveurs disent obéir à un mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat national de l’énergie électrique (Snee). Ils ont poursuivi leur sit-in devant la direction de générale de Aes-Sonel, vendredi dernier. Le mouvement s’est étendu à Yaoundé. A Douala, il a débuté le 19 août.

La grève devrait perturber l’activité de relève et de distribution des factures d’électricité en cette période de fin de mois. A Aes-Sonel, on affirme avoir un plan B pour assurer la continuité du service. Plus de 500 releveurs de compteurs exercent à travers le pays, pour un salaire compris entre 90.000 et 100.000 Fcfa, équivalent à 18 jours de travail par mois.

Patient Ebwele

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