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ActualitéMouvements:Sadi et Beleoken en perte de… prestigeCes proches collaborateurs de Paul Biya vont occuper des postes moins en vue. A la faveur d'un réaménagement gouvernementalré promotions, sanctions, retours et entrées remarqués. La Nouvelle Expression / Mercredi 1 juillet 2009 Perte de prestige. La nomination de René Emmanuel Sadi comme ministre chargé des missions à la présidence de la République en est une. Partir du stratégique poste de secrétaire général adjoint de la présidence pour le maroquin actuel pourrait s'apparenter à une glissade, au regard de l'aura qui entoure cette position. En dehors de la parenthèse de 1984 qui lui imposa une courte traversée du désert, l'actuel secrétaire général du comité central du Rdpc a toujours vogué dans l'entourage de Paul Biya. Une autre lecture suggère que le chef de l'Etat a voulu le sortir de cette ruche de la République qu'est le secrétariat général de la présidence pour lui permettre d'investir son énergie et sa disponibilité au parti, dans la perspective de préparer le prochain congrès ordinaire du parti au pouvoir. Plus spectaculaire est l'éloignement de Jean-Baptiste Beleoken. Les départs du cabinet civil ont généralement charrié leur lot de rumeurs sur les incompatibilités d'humeur au cœur du pouvoir. Le retour du natif de Nebolen (arrondissement de Ndikinimeki) au cabinet civil s'apparentait pourtant, en juin 2005, à un facteur de stabilité. Son atterrissage forcé aux Domaines et aux Affaires foncières pourrait sonner comme une disgrâce ; les départs d'Etoudi pour le " quartier ", via un strapontin ministériel, étant la règle. Le retour de Martin Belinga Eboutou à un poste qu'il occupa dans les années 90, peut à son tour s'apprécier comme une reprise en main du domaine présidentiel. Au jeu de chaises musicales, Jean-Pierre Biyiti bi Essam reçoit plutôt une promotion en déposant ses valises dans un département de poids, les Postes et Télécommunications. Les péripéties ayant entouré la " sécurisation " des fonds alloués à la couverture médiatique de la visite du pape Benoît XVI au Cameroun, en mars 2009, et le délicat dossier de la Crtv auraient pu avoir raison de l'ex-Mincom. Paul Biya récompense probablement son zèle dans la défense du régime. Dans le même registre des promotions, Paul Biya renouvelle sa confiance à Edgard Alain Mebe Ngo'o en lui confiant la Défense, une prime probable à la mise au pas de la police, malgré quelques travers dans la gestion des arrestations de l'opération épervier et cette tâche que demeure ce cambriolage à la Délégation générale à la sûreté nationale. Celui survenu, en mai dernier, au centre des renseignements militaires, à la suite d'une série de coups durs ayant frappé la troupe, révélant à certains égards les fragilités de notre système de défense nationale, a eu raison de Remy Ze Meka. D'ailleurs, la chronique le mettait depuis des mois sur la liste des sortants. Au même titre que l'amenuisement des chances de qualification des Lions pour la prochaine coupe du monde a mis un terme au bail de Thierry Augustin Edjoa. La position marginale de Gounoko Haounaye dans le dossier Camair co - au point de heurter notamment celle du conseil d'administration dirigé par… Philémon Yang - a fini par écourter son séjour gouvernemental. Pascal Anong Adibime paie peut-être le prix d'un zèle prononcé dans sa croisade contre une gestion laxiste du patrimoine foncier de l'Etat. Une campagne qui a certainement mis à mal bien des intérêts. Les auditions de Haman Adama et Ephraïm Inoni par la police judiciaire, dans le cadre de l'opération épervier, sont des indices non négligeables justifiant leur défénestration du gouvernement. Deux acteurs ayant par le passé connu l'amertume d'une sortie gouvernementale sont sur le retour. Dernier des frustrés de poids dans l'aventure du mémorandum des problèmes du grand nord et, depuis 2007, avocat patenté des causes de Paul Biya (révision constitutionnelle, polémique sur les biens mal acquis du chef de l'Etat…), Issa Tchiroma se voit enfin récompensé - Mincom - pour avoir suffisamment mouiller son gandoura. Le leader du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc) fait ainsi l'économie d'un accord avec le Rdpc pour jouer une carte plus personnelle. Tout aussi significatif est le retour par la grande porte de Peter Agbor Tabi. Avec lui, le Sud-Ouest récupère le secrétariat général adjoint à la présidence laissé il y a bientôt cinq années par… Ephraïm Inoni. Les entrées aux affaires les plus remarquées sont celles de deux quadragénaires, agrégés de science économique pour l'un et de science politique pour l'autre. En outre, ils ont en commun d'avoir occupé le poste de conseiller technique au secrétariat général de la présidence avant sur leur mise sur orbite. En charge jusque là de la division des affaires économiques, Séraphin Magloire Fouda, désormais secrétaire général adjoint à la présidence, incarne une certaine tradition inaugurée en son temps par René Owona : le poste serait destiné à l'économiste de Paul Biya. La montée en puissance de Luc Sindjoun - jusque là à la tête de la division de l'information et de la communication -, par sa présence dans des conseils d'administration (Feicom, Ismp…) s'observe depuis un moment. Sa nomination comme conseiller spécial du président de la République sanctionne un rôle de plus en plus prépondérant auprès de Paul Biya. Une contribution active déjà perceptible en 2004, dans le sillage de la dernière présidentielle. Omer Mbadi Otabela
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