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ActualitéCrise des “subprimes” : Cinq banques camerounaises dans l’expectativeLa Bicec, Standard Chartered Bank, Sgbc, Scb Cameroun et Citibank sont les établissements bancaires pouvant subir des dégâts collatéraux de la crise. Depuis plus d’une semaine, c’est le silence radio du côté des banques multinationales. Une hydre à mille têtes. Un puzzle. Pas un seul communiqué sur la crise qui secoue le monde actuellement. Pas de déclarations. Pas d’interviews. La Nouvelle Expression / Vendredi 10 octobre A la direction générale de la Standard Chartered Bank Cameroun, filiale du groupe britannique Standard Chartered, c’est le train-train quotidien dans l’immeuble situé au Boulevard de la Liberté, au quartier Akwa. Les employés vont et viennent. Les visiteurs aussi. Ici, le sujet sur la crise financière n’est même pas à l’ordre du jour. Au siège social de la Société générale de banques du Cameroun (Sgbc), sis à la Rue Joss, à Bonanjo, c’est le même élan. Les employés de la filiale de la société générale, un groupe bancaire français, vaquent normalement à leurs occupations. Très sereins. C’est le cas également à la direction générale de la Banque internationale du Cameroun pour l’épargne et le crédit (Bicec), située en face de l’agence Beac de Douala, de celle de la Scb, ex-crédit lyonnais, en face de la poste centrale ou de Citibank, non loin de la Crtv Littoral. Dans, l’ensemble, le personnel de ces cinq établissements bancaires affiche une sérénité imperturbable. Comme s’il y a eu concertation. C’est même le cas de certains patrons desdits établissements. Même si ceux-ci ont un dénominateur commun : le refus de parler. D’expliquer. De dissiper les rumeurs, au sujet d’une éventuelle contagion au Cameroun. Approché le 6 octobre lors de la cérémonie d’installation des responsables de la Kribi power development company (Kpdc), le directeur général de la Standard Chartered Bank Cameroon s’est voulu très ouvert. Volontaire. Mathieu Mandeng salue même vivement notre démarche, adoptée plus tôt, d’après lui par certains confrères. Malheureusement, le successeur de Paul Sagnia ne délivre aucune information. Bouclier anti-tsunami pour Bicec “J’ai déjà été approché par beaucoup de vos confrères sur le même sujet. Je pense qu’il faudrait que vous organisiez une table ronde, et vous m’invitez. Là je répondrai une fois aux questions. Ceci m’évitera de reprendre les mêmes choses ”. Rien de plus. Est-ce aux journalistes d’organiser une telle rencontre ? Saisi à son tour, le directeur général adjoint de la Bicec marque le même enthousiasme. Seulement, Jacky Ricard préfère un entretien à bâtons rompus à son bureau. Joint au téléphone mercredi, il cale un rendez-vous ferme pour hier matin. Arrivé à la réception aux alentours de 10 heures, les données changent. Subitement. C’est son assistante qui, gentiment, nous infirme au téléphone que “ son patron ne peut pas vous recevoir ”, prétextant une réunion. Saisi directement à son portable, Jacky Ricard est embarrassé. “J’ai du mal à vous répondre aujourd’hui, surtout concernant un sujet aussi sensible, et qui évolue au jour le jour. Je préfère ne pas me prononcer là-dessus ”, lance-t-il péniblement. Pourquoi ce changement subit ? Mystère. Seulement, l’attitude du Dga de Bicec montre et démontre à suffisance que les banques multinationales sont dans l’expectative. Malgré l’optimisme béat de certains patrons qui, jusqu’ici éloignent toute idée de contagion. Concernant la Bicec, par exemple, sa maison mère a dû se solidifier davantage pour résister fermement au tsunami financier qui secoue les Etats-Unis et l’Europe. En effet, le groupe Banque populaire a fusionné il y a quelques jours avec le groupe Caisse d’épargne. Philippe Dupont (Banque populaire) et Charles Milhaud (Caisse d’épargne) ont officialisé la fusion entre leurs groupes le 8 octobre. Philippe Dupont, le président du groupe Banque populaire, prendra la tête du nouvel ensemble issu du rapprochement entre son établissement et le groupe Caisse d’Epargne, selon des sources concordantes. Il sera président du directoire, tandis que le président du conseil de surveillance sera, lui, issu du groupe Caisse d’Epargne. Le conseil de surveillance de la Caisse d’Epargne, apprend-on, a d’ores et déjà autorisé le directoire à “ entamer des discussions ” avec le groupe Banque Populaire pour constituer le deuxième groupe bancaire français. Il s’agit là d’un véritable bouclier anti-tsunami qui va certainement faire du bien à toutes les filiales du groupe. Hervé B.Endong
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