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ActualitéSérail : Guerre froide autour d’un “coup d’Etat”Le présumé putsch, d’il y a près d’un an, a révélé une certaine ambiance conflictuelle au sein de divers services spéciaux de renseignements. Avec de vraies fausses pistes d’un complot. Et de gros enjeux.Courant octobre 2007. Une rumeur persistante fait état d’une tentative présumée d’un coup d’Etat visant à renverser le président de la République , Paul Biya. La Nouvelle Expression / Mercredi 17 septembre La mobilisation observée de certains éléments des forces de défenses, sous l’impulsion de l’actuel Mindef, Rémy Zé Meka, occasionne la brouille entre les différents services de sécurité et de renseignements. Ces derniers sont visiblement divisés sur les voies et moyens de conduite d’une enquête plutôt complexe. L’instruction du chef suprême des armées de clarifier absolument l’affaire conduit, selon des sources bien introduites au sein de la “grande muette”, à l’audition du ministre délégué à la présidence de la République en charge de la Défense, Rémy Zé Méka. Cela se serait fait avec la collaboration du Mossad - les services secrets juifs - à la veille de la célébration de l’avènement de l’Etat unitaire. Selon d’autres indiscrétions, l’enjeu de ce présumé putsch reposerait sur une affaire de gros sous, évalué en centaines de millions de Fcfa. Objectif non avoué : l’achat des armes le cas échéant. L’alerte serait partie du Mindef qui avait détecté “Des émoluments réputés étonnants apparemment observés sur les fiches de paie de certains éléments des forces de défense”. Profils ambigus Les présumés “comploteurs” présentent des profils ambigus. Quatre au total, ils sont tous des expatriés : Français et Belges. Ce sont Robert Dula, Olivier Bazin, Jean Louis Thirion et Angélique Grasso. Des individus auxquels les enquêteurs du Mindef attribuent des activités proches du terrorisme ou bien ayant conduit des troubles sociopolitiques dans certains pays du continent africain. A en croire des sources concordantes, c’est la donnée sur les salaires exorbitants qui a favorisé la vague d’interpellations de certains éléments de nos forces de défense par la Sécurité militaire (Sémil), sous les ordres de Rémy Zé Méka. Ces arrestations concernaienrt une vingtaine de militaires. Parmi eux, il y a 21 éléments de l’ethnie Peulh et non musulmans (Toupouris) dans la partie septentrionale du pays. Simple coïncidence ou paramètre de contexte qui pourrait orienter les soupçons vers le capitaine Guérandi Mbara en exil au Burkina-Faso, après la tentative de coup d’Etat du 6 avril 1984? En tous cas, les sorties acerbes du soldat Toupouri contre le régime Biya sont connues. Ostracisme M. Zé Méka, qui conduirait l’enquête sans associer ses homologues d’autres services de renseignements, à savoir Dgre, Dgsn, Gp, et Dsp, a dû saisir le président de la République sur une importation d’armes destinées à la Douane camerounaise. Selon des sources à l’Etat major des armées, l’affaire est prise au sérieux. Certaines sources laissent croire “qu’une liaison serait établie entre le Mindef et le président de la République Paul Biya”, question de ne louper aucune information liée à l’évolution du dossier. Mais au grand dam du ministre délégué à la présidence en charge de la Défense, Paul Biya a demandé, enjeux politico diplomatique oblige, la libération des expatriés avant son départ pour la 34ème assemblée générale de l’Unesco à Paris. D’aucuns au Mindef y voient, des contraintes de contexte, étant donné le fait que M. Biya devait rencontrer des autorités françaises. Le chef suprême des armées va davantage désavouer son ministre de la défense, en ordonnant la libération progressive des éléments des forces de l’ordre détenus depuis des semaines. Dans certains milieux du pouvoir, des aspects présentés dans cette affaire sont perçus comme de l’ostracisme contre les autres services de sécurité. Etant donné que la démarche du Mindef aurait été perçue comme une stratégie visant à tirer seul les dividendes présumés de cette action auprès du chef de l’Etat. Des sources bien introduites dans le sérail, ont mêmes avancées que “les éléments de renseignements rassemblés par le Mindef n’étaient pas fondés…”. Des sources bien introduites dans le sérail pensent que les résultats de l’enquête commandée par le chef de l’Etat en personne, à propos de cette affaire, pourraient entraîner des conséquences importantes dans le fonctionnement de la hiérarchie militaire Olivier Mbéllé
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