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Aes- sonel : La grève des releveurs s’étend à Yaoundé
Après leurs collègues de Douala, plus de 60 personnes chargées de relever les compteurs ont manifesté hier à l’agence centrale pour réclamer leur intégration.
Le Jour / Lundi 25 Août
A la suite des dizaines de releveurs qui ont fait un sit-in jeudi dernier à Douala, ceux de Yaoundé sont entrés dans la danse hier à l’agence centrale de cette société.
Sur les pancartes des grévistes, on pouvait lire : « Non à l’exploitation des releveurs par Bilé et Moundourou », « Bilé et Moundourou : le sida de Aes-Sonel ; au secours, Son Excellence », « Aes-Sonel : non à la manipulation médiatique », entre autres messages. La soixantaine de releveurs revendiquent leur intégration dans l’entreprise. Christian Ngandeu, leur porte parole, précise. « Après 4 ans de travail comme intérimaire, la loi du travail dans ses articles 25 et 26 fait de nous des agents Aes- Sonel à part entière. Ce que les responsables veulent contourner en nous versant dans les structures sous-traitant qu’ils ont eux-mêmes créées. Alors, nous demandons qu’on respecte la loi : soit Aes-sonel nous intègre, soit elle nous paye nos droits et on se sépare ». Certains signalent que le problème a été soumis au ministère du Travail. Sollicité, le directeur régional d’Aes-Sonel du Centre, Elessa Kingue a orienté le reporter du Jour vers le chef de la cellule de communication, Mvondo. Celui-ci affirme que ces grévistes ne sont pas des employés d’Aes-sonel, mais d’une société de sous traitance. Joint au téléphone, le sous- directeur de la communication d’Aes-Sonel à Douala, Alexandre Siewe, affirme que Aes-sonel ne peut pas recruter les 400 releveurs du pays et que ceux qui sont manipulés aillent chercher du travail ailleurs. Hier sur les ondes de certains médias, un communiqué signé de Jean-Pierre Mindou, directeur des ressources humaines de la société, indique les releveurs, recrutés pour une période de 10 à 15 jours par mois, font partie du personnel temporaire de Aes-Sonel et sont initialement constitués des étudiants en stage dans la société. Mais dans l’optique de la lutte contre le chômage des jeunes, certains jeunes sans emploi font également partie de ce corps. Le communiqué précise aussi que le processus d’intégration de ces jeunes avec des contrats à durée déterminé se déroule normalement sous le contrôle de l’inspection du travail.
Jean-Philippe Nguemeta et Beaugas-Orain Djoyum
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Je suis vraiment d2solé pour ces releveurs, mais qu'ils se rapprochent de la Socièté de sous traitance d'AES SONEL dans laquelle ils ont négocié leurs contrats avec le calme possible car dans le désordre rien ne se resouds par contre tout va de travers. AES SONEL, veuillez les comprendre, ils font tout pour sortir de leur mauvaise situation