| Pensée | Humour | Blog | Jeux | Musique | Multimédia | Cameroun-online TV | Electorat | 2h chrono | Forum |
![]() |
|
| Accueil | Le Cameroun | Actualité | Sports | Santé | Femmes | Annonces | Emploi | Annuaire | Tourisme |
| Bonsoir, Jeudi 09 Septembre 2010 | Consultez vos mails | Faire de cette page votre page de démarrage |
|
ActualitéHommage : L’autre Pius Njawe
Depuis la nouvelle de sa brutale disparition, le monde pleure le journaliste et le combattant, mais peu l’horticulteur et le religieux. Mutations / Vendredi 16 juillet 2010 Le monde de la presse, au Cameroun et au niveau international, est donc plongé dans l’amertume depuis la nuit du 12 juillet 2010. Comme un coup de tonnerre, l’on a appris la mort, dans un accident de la circulation, du président de Free Media Group et directeur de publication du quotidien camerounais Le Messager, Pius Njawe, en Virginie (Etats-Unis). Le véhicule transportant le journaliste, en panne, a été percuté par un camion sur une autoroute non loin de Norfolk. Depuis lors, certaines images dudit drame, au cours duquel deux autres personnes ont été grièvement blessées et transportées à l’hôpital général Sentana de Norfolk, ont été diffusées sur des chaînes locales de télévision. A côté des réactions qui pleuvent au plan local et des quatre coins du monde, confrères, politiques, milieux d’affaires et stars de différents secteurs s’expriment sur cette disparition tragique. Dans cette avalanche, le ministre camerounais de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a salué la mémoire d’un défenseur de la liberté de l’information. L’Union des journalistes du Cameroun (Ujc) crie sa douleur à travers la plume de son vice-président, Nta à Bitang. Sur la même lancée, ses confrères directeurs de publication ont mis sur pied un comité d’organisation des obsèques dont la date reste attendue. De Paris, le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, donne de la voix et dit sa tristesse. Le Comité de protection des journalistes (Cpj) pleure un pionnier et une plume sûre. Le président international de l’Union de la presse francophone (Upf), Alfred Dan Moussa, se dit révolté par la perte d’un défenseur des médias. Après avoir pris part, le week-end dernier, à une conférence des forces alternatives du Cameroun à Washington (opposition, société civile et diaspora), l’horticulteur et connaisseur de la fleur se rendait chez sa fille qui réside à Virginia Beach, près de Washington. Sous la plume de Célestin Bedzigui, les membres de la Cameroon Disapora Conference (Camdiac), qui étaient réunis le week-end dernier à Washington, ont dans un communiqué de presse confirmé la nouvelle du décès de Pius Njawe : un soldat tombé sur «le champ d’honneur». Durant son parcours, ce militant de l’ornement, en plus de cultiver la fleur, avait surtout l’art de la décortiquer, de parler des différentes variétés, d’analyser les usages et d’en lire les couleurs. Après cet apprentissage auprès de l’écrivain de regrettée mémoire, pour qui il voue une grande admiration, le jeune homme est recruté à l’hebdomadaire La Gazette, un journal paraissant à Douala. Il y fait ses vraies armes. Avant de créer Le Messager en novembre 1979. Evoquant cette mutation en octobre 2009, le défunt affirmait avoir toujours été «obsédé par [sa] propre prise en main d’un destin qu[’il a] forgé à force de combats». Devenu citoyen du monde, il était connu comme l’un des avocats les plus déterminés de la liberté de la presse et des droits de l’homme dans son pays et en Afrique. C’est à ce titre qu’il prend part aux assises de Windhoek, ayant abouti à l’adoption par les Nations Unies d’une Journée mondiale de la liberté de presse. A ce titre aussi, il sera un journaliste pugnace et intransigeant.
Réaction de Abdou Diouf Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, a exprimé, ce mardi 13 juillet, sa profonde tristesse à l’annonce du décès de Pius Njawe, fondateur du quotidien camerounais Le Messager. «J’ai été personnellement très attristé à l’annonce du décès de Pius Njawe dans un accident de voiture. Au nom de la Francophonie et en mon nom personnel, je tiens à saluer la mémoire de ce pionnier de la presse indépendante en Afrique francophone», a déclaré Abdou Diouf. «Mes pensées vont particulièrement à sa famille, à ses proches, à l’équipe du journal et à tous ses collègues et confrères journalistes», a-t-il ajouté. Le Secrétaire général regrette la disparition du fondateur d’un quotidien qui a reçu le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie, notamment à travers son fonds d’appui à la presse francophone. L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs. Pour plus de renseignements : www.francophonie.org
Léger Ntiga | Créer mon Blog pour réagir | C'est quoi un blog ?
|
Actualité DANS DANS LA MEME RUBRIQUE Plus d'articles de : Editorial Ads Ads
Newsletter |
| Groupe Cameroun-Online - Annoncer - Contact - Partenaires - Conditions d'utilisation - 2009 © twmicronics.com - Tous droits réservés |