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Actualité

Un phénomène appelé Canal 2 International

Populaire, la chaîne de télévision a bouleversé bien des habitudes dans le paysage audiovisuel camerounais. Résultat d’une recette qui, même mal maîtrisée, symbolise la revanche des non lettrés sur l’establishment médiatique. Avec l’arme de l’image.

Le jour / Vendredi 05 février 2010

Les ministres aussi
Un Téléthon pour Haïti. Non, pas aux Etats-Unis avec George Cloney, Madonna ou Beyoncé. Au Cameroun. Avec Canal 2 International. Une émission pour récolter de l’argent pour les victimes du séisme qui a fait 200 000 morts là-bas dans la première République noire. On dira ce qu’on voudra. Mais un Téléthon, ça ne s’était jamais vu dans le paysage audiovisuel national qui compte désormais plusieurs chaînes de télévision. Cette fois encore, Canal 2 International a innové. De quoi conforter le statut de leader que la chaîne revendique. La télévision de Emmanuel Chatue montre ses muscles. Voilà un peu plus de six mois que le résultat d’une enquête de Tns Sofres ont été publiés. Une étude conduite à Douala et dont les résultats établissent que Canal 2 International est la chaîne de télévision qui bénéficie de la plus grande notoriété. Si, pour des raisons évidentes, de tels résultats doivent absolument être relativisés, il n’en demeure pas moins qu’ils illustrent une réalité incontestable : la popularité de Canal 2 International.

Une observation empirique de reporter montre que bien des foyers sont très souvent branchés sur « la télévision toujours plus près de vous ». A regarder et à commenter les aventures des familles Djessin de « Vahidei », Gabaldon de « Tourbillon de Passion » ou Lagos de « Entre Justice et Vengeance ». Des rendez-vous d’autant plus incontournables que les personnages de ces séries et feuilletons sont membres à part entière des familles camerounaises fidèles de Canal 2. De la même manière qu’il y a quelques semaines, les retours d’une édition de « L’Arène », avec Petit Pays, ont fait se poser la question de savoir si tout le monde regardait Canal 2. Autres indices, peut-être insignifiants : il arrive que le démarrage de cérémonies officielles avec des ministres de la République soit retardé. Pourquoi ? La réponse fuse, surréaliste : « On attend Canal 2 ». Tonnerre ! Il y a quelques années, dans les mêmes circonstances, on aurait entendu : « On attend Crtv ».

Des autorités elles-mêmes ne se gênent pas qui montrent leur embarras quand les caméras de la chaîne au gros 2 vert et à la boule bleue ne se sont pas encore pointées. Comme si elles craignaient de ne pas être vues à la télé. D’ailleurs, à ce propos, le directeur général Joseph Eric Fotso avoue : « Dans les débuts, l’on rusait pour nous refuser l’accès aux membres du gouvernement qui, eux-mêmes, se retiraient dans un coin pour accorder une interview à Crtv et à Cameroon Tribune. Désormais, ils nous cherchent. » Autre expérience mi agacante-mi révélatrice : en reportage ça et là dans la ville de Douala, un reporter de presse écrite, armé d’un stylo, d’un calepin et même pas souvent d’un appareil photo s’entend demander : « C’est Canal 2 ? » Bon Dieu, vous ne connaissez que Canal 2 ?

Un terrain vague à occuper
Eh oui. Quelque chose se passe et pousse à se poser une question basique. Qu’a donc fait Canal 2 International pour bouleverser tant d’habitudes ? Un peu avant le milieu de la décennie qui se termine, Canal 2 émerge dans un contexte où, croit savoir Armand Mbang, téléspectateur averti, « l’on a une espèce de rejet de la Crtv qui n’a pas été à la hauteur des attentes des Camerounais qui voulaient autre chose, qui voulaient un autre discours ». Canal 2 occupe un terrain alors vague et se présente, soutient Suzanne Kala Lobe, journaliste, « comme une alternative à la Crtv non pas dans la qualité des programmes mais dans le ton simplement, c’est-à-dire la dénonciation du système. Le petit peuple aime ça et a l’impression que cette télé lui ressemble ». Elle lui ressemble d’autant plus qu’elle lui donne ce qu’il n’avait pas eu jusque là. « La Crtv n’était jamais venu filmer le bandit qu’on avait lynché à Ndogpassi ou à Mokolo. Personne n’était jamais venu couvrir les funérailles d’un tel dans tel village reculé du pays ». Proximité donc.

Journaliste à Stv, Junior Kaparan est l’un des reporters de la première heure chez Canal. « Les gens se disaient, se souvient-il, voici enfin une chaîne qui ne trie pas, qui ne cache rien et montre tout. Les reporters se laissaient aller. Témoins d’un accident de la circulation ou de tout autre événement du quotidien, ils le balançaient littéralement à l’antenne une heure après. » Mais avant les chiens écrasés, Canal 2 avait misé sur l’humour, refuge d’un public qui a de bonnes raisons de rire. L’époque de Sélavie, Fingon Tralala et autres Tagne Condom. Les Zakougla et Edoudoua viendront plus tard. De vraies stars dont les apparitions publiques, à Douala en particulier, provoquaient l’émeute. Ancien directeur général de la maison, Jean Vincent Tchienehom avait observé, perplexe, que ces comédiens et autres humoristes percevaient chaque mois un salaire. Son successeur, Joseph Eric Fotso, reconnaît que l’idée était qu’en regardant Canal 2, « les gens soient gais et heureux ». Et la télé du bonheur fut. Celle du miroir plutôt. Où on voyait sa propre vie, si bien portée par d’autres. Une certaine fidélité naît qui fait que l’on ne jure plus que par Canal 2.

D’autres facteurs auraient favorisé la station de télévision. Une certaine antériorité notamment. Même si l’on avait déjà connu Tv Max, cette télé privée, la pionnière, n’avait pas duré longtemps. Canal 2 est donc véritablement la première à garder le cap. En plus de servir des programmes populaires, Emmanuel Chatue avait l’avantage de la couverture nationale. Technicien des télécommunications et propriétaire d’un réseau de câblodistribution, l’homme connaît les possibilités. « Canal 2 est souvent mieux vue que Crtv à travers le pays et on l’a même vu négocier avec l’hôtel mont Febe à Yaoundé pour installer une antenne au-dessus de l’établissement ». La station est l’une des premières chaînes de télévision africaine privée à s’être intégrée au bouquet Canal Sat Horizons, fait observer Joseph Eric Fotso. « Nous étions donc les premiers à aller sur le satellite, Intelsat en l’occurrence, dès septembre 2004. A l’époque, quand nous présentions nos dossiers au ministère de la Communication, on nous prenait pour des rêveurs. Aujourd’hui encore, nous émettons depuis quelques jours de Yaoundé et faisons des émissions en simultané. Ça permet toujours de prendre de l’avance sur les autres ».

En plus du divertissement
De l’avance sur les autres ? En dehors de ces programmes souvent minimalistes qui avaient les faveurs et agrégeaient tout le monde, Canal 2 a conçu et lancé des émissions qui lui ont définitivement permis de marquer des points. Les Canal d’Or sont emblématiques de cette tendance. C’est encore la petite chaîne qui, chaque année, récompense les musiciens, chanteurs, humoristes et comédiens du pays à travers des awards entre strass et paillettes. Au cours d’une soirée de gala dont les billets s’arrachent et se marchandent au prix fort. Pour le bon plaisir d’un public qui, à la maison, reste alors éveillé toute une nuit. Comme il attendait, il y a vingt ans, son « Télé Podium ». Sur « Télé Mballa II ». Le divertissement d’abord. Avec les télénovelas ou la fameuse « Caravane mobile » pour laquelle, se réjouit Cathy Nken, responsables des programmes, « toute la maison se mobilise ». Mais, parce que la boîte sait s’adapter et essayer ce qui pourrait marcher, d’autres programmes arrivent à l’instar de « Tribune de l’histoire », « Actu », « Rétro », « Canal Presse », « L’Arène », etc. Au siège de la station à Bonapriso, on reconnaît : « On essaye de voir ce que les gens veulent et on leur donne ce qu’ils veulent. On s’adapte, on change ».

C’est ainsi qu’il faut comprendre l’émergence d’émissions au contenu plus construit qui, fondamentalement, n’ont rien à voir avec l’orientation de Canal 2. Animée par Suzanne Kala Lobe et Jean Célestin Edjangue, le magazine « Actu » était presque déplacé dans la grille de programmes. Pour Suzanne, la personnalité du promoteur y est pour beaucoup. Dans les débuts, la préoccupation du bonhomme n’est pas tant que cela la promotion des programmes qui étaient, on l’a dit, minimalistes. Passionné par l’image, il est motivé par sa diffusion. « Il a une intuition formidable, c’est que l’image peut fédérer à condition quelle soit la plus populiste possible. Après, il était alors impossible de définir un projet et une identité pour Canal 2 ». Emmanuel Chatue, président directeur général, recherche alors des personnalités charismatiques pour porter sa chaîne. Suzanne Kala Lobe par exemple. Ananie Rabier Bindji aussi, dans un autre registre. Anecdote, un jour sur Crtv, alors que l’on voyait, au cours d’une cérémonie, le chef de l’Etat serrer la main à Ananie Rabier Bindji, on a entendu Chantal Biya souffler à son époux pour bien le renseigner « Tribune de l’histoire ». Mais, fait remarquer Suzanne, avant d’éclater de rire : « Chatue, c’est un bon commercial. Il sait doser et donc pour lui, ma popularité est pareille à celle d’Edoudoua. Peu importe le contenu. Ce n’est pas par hasard que Actu s’est arrêté. On n’a plus besoin d’intellectualiser ».

Intellectualiser. On ne doit pas beaucoup aimer ça à Canal 2. Sous le couvert de l’anonymat, un journaliste de la maison le confirme. « Le patron fronce les sourcils quand vous lui proposez une émission où il y a trop le français. Mais, il est ouvert et vous pouvez le convaincre. » La grille peut être modifiée à tout moment et en cela, la station fait preuve de flexibilité. Il reste bien que, et le truculent Ananie Rabier Bindji monte au créneau, Canal 2 réclame son créneau. « Nous faisons la télévision pour les Camerounais. Nous leur parlons le langage qu’ils comprennent. Nous aurions échoué si nous avions fait des émissions françaises pour un public camerounais ». Dans certains esprits, cela peut sonner comme de la télévision au rabais. Canal 2 a en effet été critiquée pour n’avoir pas respecter éthique et déontologie. Au nom « du tout montrer ». Les dérives sont en effet vite arrivées avec ces cadavres sans têtes, ses malfrats éventrés, ses accidentés ensanglantés. Les rappels à l’ordre n’ont pas manqué qui ont montré du doigt comme une absence de professionnalisme. « Ceux qui le disent ne sont pas plus professionnels que nous. Les Camerounais ne croient qu’en ce qu’ils voient. C’est pour cela que nous leur montrons ce qui se passe. Ces images-là servent aussi à réveiller les consciences, à choquer les gens ». Journaliste et directeur de la coopération internationale au sein de la chaîne, Ananie Rabier Bindji, le doyen là-bas, a la réputation de rendre coup pour coup et ne s’en laisse pas conter.

Réajustements et soupçons
Toujours est-il que Canal 2 au, depuis quelques années, a dû opérer quelques réajustements et montre nettement moins de trash. Il faut bien dire que, regrette Jean-Vincent Tchienehom, « à l’étranger, ceux qui regardaient Canal 2 avaient le sentiment que les villes du Cameroun étaient de véritables coupe-gorge où on se faisait truander et étriper en permanence ». Ce réveil, Canal 2 en a un peu pâti puisque, souligne un journaliste là-bas, « les téléspectateurs ont commencé à nous dire : vous ne montrez plus ce qui se passe ». Dilemme. Qui doit suivre qui ? « La vocation d’une chaîne n’est pas de suivre le public même dans ses demandes les plus triviales », pose Jean Vincent Tchienehom. Et encore, « lorsqu’on dit le public, il faut savoir de quel public on parle. Chaque chaîne a sa cible catégorielle. Nous ne sommes pas tous pareils et nous ne voulons pas voir les mêmes choses », renchérit Suzanne Kala Lobe. Ananie Rabier Bindji, lui, a son idée sur la question : « Nous ne nions pas nos insuffisances. Mais en réalité, on nous fait le reproche d’être là où les autres ne sont pas. Nous osons. Quand vous dépassez quelqu’un chez nous, il vous dénigre. Une chaîne concurrente n’arrête pas de dire que nous avons fait un Téléthon pour Haïti pour nous faire voir. Que de la jalousie. » Ambiance !

La charge contre Canal 2 International ne s’arrête pas là. Accusée par ses fans « de ne plus tout montrer », la chaîne s’est comme rachetée avec les émeutes de février 2008. Ça n’a pas suffi. Perçue pendant longtemps comme la chaîne qui montre tout parce qu’elle n’a pas les mains liées, Canal 2 passe maintenant, au sein même de son public, comme une Crtv bis. « Voyez comme ils montrent les meetings du Rdpc », jette quelqu’un. La logique commerciale rattrape la maison où on se défend : « Ce sont des publireportages pour lesquels le parti au pouvoir paye, ce n’est pas gratuit », martèle Ananie Rabier Bindji. « En étant les meilleurs, se gargarise Joseph Eric Fotso, on est plus sollicités que les autres. On ne peut pas repousser les gens ». Un tel aveu pourrait confirmer la philosophie de la maison, relayée sous cape en interne : « Tu paies, tu passes ». Le patron, lui-même, insisterait sur la nécessité de rentabiliser l’investissement. A tous les prix ? Non, soutient le directeur général, « il y a des choses qu’on ne montreraient pas ». Soit. Il n’empêche, la popularité avérée s’éroderait dans un environnement social, politique et économique toujours aussi manichéen. De même, les autres chaînes de télévision se sont à présent positionnées de manière concurrente et il est de moins en moins sûr qu’une seule, Canal 2 en l’occurrence, fasse la course en tête. On a plus sûrement affaire à un peloton, croit savoir Georges Madiba, docteur en sciences de l’information et de la communication (voir précision). Un peloton dans lequel, apprend-t-on, Canal 2 International est en train d’acquérir des équipements pour creuser l’écart. La course ne fait que commencer.

 

Précision de georges madiba : « La compétition est sur le plan de l’information »

Docteur en sciences de l’information et de la communication, ce chargé de cours à l’université de Douala rappelle quelques fondamentaux à l’usage de Canal 2.

Que signifie une enquête qui fait de Canal 2 la chaîne la plus regardée dans le pays ?
Cela peut signifier beaucoup de choses. Mais avant, posons quelques jalons de l’analyse. Qu’est-ce que ça veut dire, une chaîne leader ? Sur quelle tranche horaire ? Dans quelle zone de diffusion ? Sur quel type de programmes ? Il faut s’accorder sur le fait que sur le plan national, il n’y a que deux médias de masse, Crtv et Canal 2 International, pour ce qui concerne la télévision. Les autres, à mon avis, ont encore une diffusion réduite par rapport à celle que j’ai citées. Que Canal 2 soit devant signifie simplement qu’il y a un besoin de renouvellement de la programmation qui est demandé par les téléspectateurs. Ce besoin, c’est Canal 2 qui le remplit, parfaitement ou imparfaitement mais beaucoup plus imparfaitement. C’est normal qu’elle soit plébiscitée même s’il faut apporter un bémol parce que quand on regarde Yaoundé et quelques autres zones, on n’est pas sûr que Canal 2 y soit première. J’en viens maintenant aux programmes. Sur quel type de programmes Canal 2 est-elle leader ? C’est un peu comme un sondage qui vous dit que 80% des Camerounais souhaitent ceci ou cela. Ça ne veut pas dire grand-chose. Il faut rentrer dans le détail et c’est le détail qui est important ici. Dans quelle ville ? Sur quel type de programmes ? Est-ce Canal 2 est leader sur l’information ?

L’information est-elle importante pour une chaîne qui privilégie manifestement le divertissement ?
On peut penser que quand on lance une chaîne de télévision, on veut apporter un sens global. La télévision est une instance d’émissions de sens. Ce sens est porté par l’information quand on est une chaîne de télévision généraliste comme Canal 2 semble l’être. Canal 2 doit faire de l’information son élément moteur. On peut donc s’interroger. Est-ce que Canal 2 donne une information exempte de tout reproche ? Est-ce qu’ils sont leaders sur le plan de l’information ? Ils sont leaders sur le plan des télénovelas ? S’ils le sont, il n’y a pas de quoi pavoiser. La compétition est sur le plan de l’information.

Les opinions sont unanimes pour dire que la chaîne a apporté quelque chose…
Le besoin de live est un besoin nécessaire et humain. Ça nécessite cependant un respect des codes. On ne diffuse pas tout et n’importe quoi parce que l’on veut tout montrer tout de suite et de manière instantanée. Il faut y mettre un bémol dans cette volonté. Mais l’information ne s’arrête pas aux faits divers. Il y a la vie citoyenne aussi. Si le public demande du sang, ils vont leur monter du sang tous les jours pendant trente minutes ? Si votre enfant vous demande des bonbons tous les jours, vous allez lui en donnez tous les jours ? C’est un discours démagogique et populiste. Il faut essayer de s’approcher des besoins du public mais pas complètement tendre au public ce qu’il demande. C’est à l’informateur de trier. Canal 2 fait du populisme et c’est très dangereux. Il y a là-bas une tendance à nécrologiser l’information. Il y a une tendance morbide à regarder le journal de Canal 2. Le mot a un double sens. D’abord, la mort qui survient elle-même. Ensuite et c’est ce qui est perfide, c’est la tendance à annoncer la mort d’un sous-chef d’un coin perdu dans le journal. Ça n’apporte aucune information. C’est de « l’infomerciale ». Le public en est encore à chercher entre l’information institutionnelle de Crtv et l’information commerciale de Canal 2. Canal 2 a un outil d’éducation entre les mains. Ils ne peuvent pas que s’attarder sur la fonction divertissante.  Peut-être qu’ils ne savent pas quelle est leur responsabilité.

Quelle relation les Camerounais entretiennent-ils avec la télévision ?
La télévision est un média jeune chez nous. Ça fait seulement vingt cinq ans et seulement dix ans que nous avons le choix. C’est une relation à la fois de proximité et de distance. Si vous rentrez dans le détail, vous serez surpris de ce que vous diraient les Camerounais. Ils ne sont pas si dupes que ça. Canal 2 est le pendant en pire de la Crtv. Voyez les dernières élections. Sur vingt ou trente minutes que durait le journal, plus de la moitié revient au Rdpc. A aucun moment ils ne disent ou n’écrivent qu’il s’agit de publireportages. C’est de l’escroquerie, c’est de la filouterie. Canal 2 est plus nocif que Crtv. C’est une nocivité subreptice. Vous ne vous attendez pas en effet à ce que celui qui est proche de vous vous vende la publicité de l’adversaire. Il y a deux types de discours. Celui qui fait passer Canal 2 pour un média autonome privé. Il y a un deuxième type de discours qui permet de vous rendre compte que ce média est plus propagandiste que la Crtv. Je le dis sur la base d’analyses de leur journal. Cela dit, si Canal 2 a contribué à évolutionner le paysage audiovisuel, elle occupe une place politique et psychologique. Elle réconforte le Camerounais en ce sens que ce n’est pas la Crtv, ce n’est pas de l’idéologie.


Addenda : Vu par soi-même

Le site www.canalinternational.net a son idée sur le développement de la chaîne, ses acquis et ses perspectives.

« CANAL 2, première télévision privée au Cameroun, a démarré ses programmes depuis 2001 dans une pièce de 4 m2 avec deux cameras et le dispositif de diffusion comme essentiel du matériel technique avec un rayon de couverture se réduisant à la seule ville de Douala. Cette pièce représentait la société dans son entièreté car abritant en même temps la diffusion et le montage. Elle diffusait donc en grande partie de la musique sur ses antennes jusqu’à sa fermeture au début du mois de février 2003. En 2004, la chaîne ouvre à nouveau ses portes sous l’appellation CANAL 2 INTERNATIONAL avec une dynamique nouvelle et une vocation de proximité très prononcée. Elle occupe plusieurs bureaux à l’immeuble Ex-ONCPB à Bonanjo  et se caractérise aussitôt par la nette amélioration tant au niveau structurel que logistique avec son arrimage en septembre 2004 au satellite W3A.  Ce n’est que finalement en novembre 2005 qu’elle va sur le satellite NSS7, et confirmera son ascension en février 2006 avec l’intégration du bouquet Canal Satellite. Elle émet en Clair sur le canal 25 de la bande UHF dans les villes de Douala, Yaoundé et Bafoussam. Par Câble dans toutes autres villes du Cameroun et toute l'Afrique Francophone. La chaîne n’intègrera ses propres locaux qu’en 2006, un immeuble situé au n° 877 Rue NJO NJO, dans la ville de Douala au Cameroun. CANAL 2 INTERNATIONAL est enregistré sous N° contribuable: M 030300016713 - RC : 2004 B224.

Sur le plan organisationnel, la chaîne basée à Douala comporte deux représentations fonctionnant de manière quasi autonome et des correspondants disséminés sur toute l’étendue du territoire ainsi que dans certains autres pays, notamment la France, la Cote d’Ivoire etc. Ainsi, à la tête de la structure se trouve un Directeur Général cumulativement avec ses fonctions de Directeur Technique assisté de ses collaborateurs les plus proches de la Direction des Ressources Humaines, la Direction de l’information, la Direction Commerciale, la Direction de la coopération Internationale. De même Canal 2 comporte un grand nombre d’autres services rattachés jouant plus le rôle de facilitation ou d’application des orientations définies par les diverses Directions.

Par ailleurs, il convient de repréciser que la direction générale dans un souci de déconcentration a établi deux représentations respectivement à Yaoundé et à Bafoussam. Ces Représentations, bien que fonctionnant de manière quasi autonome restent tout de même limitées car oeuvrant juste comme des succursales de la Direction Générale. Il en est de même des autres localités du pays où la structure s’est dotée des correspondants pour une retransmission en temps réel de l’information et surtout une meilleure couverture territoriale.

Pour ce qui est des acquis de la chaîne, il n’est nullement besoin de rappeler la position prédominante de cette dernière dans le paysage audiovisuel camerounais, position affirmée et confirmée par de multiples études d’audiences réalisées par des organes spécialisés depuis sa réouverture. L’obtention récente de la licence d’exploitation ne peut s’interpréter que comme la reconnaissance gouvernementale de la fiabilité et du professionnalisme de la chaîne.
De même cette domination tient tout son sens tant de la grande variété que présente la grille des programmes que par la qualité des équipements techniques dont dispose la chaîne. Ainsi, Canal 2 International se caractérise par la particularité et la qualité de son journal et en plusieurs éditions quotidiennes. Il peut dans le même ordre d’idée être fait allusion à la perfection de son système d’émission permettant une couverture territoriale maximale. Canal 2 International, loin de se contenter du leadership qu’il conduit actuellement et sans partage sur le plan national, entend pousser plus loin notamment sur le plan international. De ce fait, des pourparlers sont en cours avec des partenaires étrangers pour le relais du signal dans une plus grande partie de l’Europe et de l’Amérique. »
www.canal2international.net

Stéphane Tchakam

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Réaction de marilou
Le Mardi 09 Février 2010 à 22:33:04
Avez rien a dir canal2 tè la meilleur!!


Réaction de mari
Le Mardi 09 Février 2010 à 13:05:55
question divertissement on peux dire que canal2 detient le monopole mais pur l information la crtv n a pas de rival vos info ont un peux un stile commere. Sur ce plan il faudra ameliorer on ne veux pas savoir ce que la femme du voisin a fait on veux un info digne


Réaction de joe
Le Lundi 08 Février 2010 à 11:19:12
comme toutes les autres chaines camrounaises canal2 brille par son amateurisme en tout: decors journalistes, programme ,series ,tout est approximatif je prefere resté dans les chaines europeennes labas aumoins il ya la vie dans les programmes.canal2 vous avez aumoins le merite de conquerir les sous quatiers mais de grace pensez aux ames sensibles qd vous diffusez les morts les accidentés et autres .vous manquez d'esthetique a ce niveau.


Réaction de mao de dschang
Le Lundi 08 Février 2010 à 09:51:26
c cet article est très long canal2 peu etre la meilleur chaine si et seulement s elle ne cède pas à l amateurisme; courage canal2


Réaction de nono g
Le Vendredi 05 Février 2010 à 21:16:44
canal 2 est le meilleur.j'aime bien ses émissions l'arène,la retro,canal presse,ses journaux et bien d'autres.la crtv a 15 fois les moyens infrastructurels,financiers et humains de canal2 sans oublier la redevance audio visuel mais à part leur griotisme,il ne nous montre rien de bon.canal2 fait beaucoup de jaloux mais qu'ils tiennent bon.


Réaction de L'OBSERVATEUR
Le Vendredi 05 Février 2010 à 20:19:51
J'ai lu ce message jusqu'à n'en point finir.Vous fatiguez nos yeux avec trop d'écrit comme celui- ci,comprenez qu'on est assez âgé pour lire court et retenir.Mais,loin de croire que canal2 est leader national de télévision au cameroun comme veut nous décrire cet analyste Tchakam.La CRTV est la seule leader et d'ailleurs,, je préfere pour ma part Ariane TV,News TV et équinoxe TV parce que elles ne demandent pas d'argent pour couvrir un évenément socio-politique.




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