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ActualitéMotos taxis : Ce n'est pas encore la répression à DoualaLe décret du Premier ministre portant réorganisation de l'activité est entré en vigueur hier. Mutations/ Jeudi 02 Juillet 2009 Le bras de fer tant redouté dans la capitale économique entre les conducteurs de mototaxis et les éléments des forces de l'ordre, n'a pas finalement eu lieu hier, 1er juillet 2009, date à laquelle est entré en vigueur le décret du Premier ministre fixant les conditions et les modalités d'exploitation des motocyclistes à titre onéreux. Certes, les conducteurs de mototaxis jouent à cache-cache avec les forces de l'ordre déployées dans certains carrefours et artères de la ville. A l'instar du tunnel Ndokoti, du carrefour Cité de palmier, du Tribunal de première instance de Ndokoti, du grand carrefour Ndokoti, du Boulevard de la Liberté, etc. L'affluence des mototaxis dans les artères de la ville n'a, en effet, pas été observée ce matin. "J'ai gardé mon engin à la maison parce que je ne voulais pas courir le risque qu'on me le retire. C'est après avoir sillonné les artères de la ville que j'ai pu constater que les policiers ne réquisitionnent pas les motos", dit avec une certaine fierté, Alain, conducteur de mototaxi. Ce dernier affirme toutefois ne pas avoir toutes les pièces exigées. Il ne lui manque plus que la carte grise, qu'il juge trop coûteuse pour lui. "On croit que le conducteur de mototaxi gagne combien pour s'offrir toutes ces pièces ?", se plaint-il. Il n'est d'ailleurs pas le seul dans cette situation. Plusieurs mototaxis rencontrés hier matin, n'ont pas toutes les pièces exigées. Notamment, la carte grise, l'assurance, le permis de conduire et la carte nationale d'identité. D'aucuns évoquent l'insuffisance de moyens financiers, alors que d'autres avouent n'avoir pas encore entamé une procédure car, disent-ils, ils espéraient que le Premier ministre allaient repousser cette date butoir. Les conducteurs de "deux roues" semblent d'ailleurs avoir bien accueilli le remaniement ministériel de mardi dernier, espérant manifestement que cela allait calmer les ardeurs des autorités publiques. Les "bend-skineurs" ont malheureusement été surpris que l'opération débute comme le prévoyait le décret. "On croyait que le départ de Ephraïm Inoni du gouvernement devait nous être bénéfiques…", regrette Oscar. Toutefois, les forces de l'ordre déployées dans la ville hier, ont tout simplement sensibilisés ces mototaxis. "Depuis 8h ce matin, nous sommes sur le terrain pour sensibiliser les conducteurs de mototaxis sur la mesure du Premier ministre. Cette phase préventive est la première du processus. Après, va suivre la répression", confie un élément du commissariat central n°2. "Nous interpellons les conducteurs et nous leur demandons les pièces exigées. Bon nombre de ces conducteurs n'ont pas encore les pièces. Certains déclarent avoir effectué des demandes auprès des services compétents. Le certificat de dépôt qu'ils présentent le prouve d'ailleurs. Pour ceux qui n'en n'ont pas, nous leur demandons d'aller le faire le plus vite possible", indique Jean Claude Tanefo Fomekong. Des listes pour les motocyclistes non conformes sont constituées par les éléments des forces de l'ordre déployés sur le terrain. Par ailleurs, il est strictement "interdit aux conducteurs de mototaxis de circuler, dans un premier temps, à Akwa et Bonanjo", rapporte Jean Claude Tanefo Fomekong. Sandrine Tonlio
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