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Actualité

Le Cerac pleure Marie Thérèse Oyie Ndzie, née Ntsama

L’une des vice-présidentes, est décédée samedi dernier à l’âge de 64 ans.

Cameroon-tribune / Mardi 30 juin 2009

N’eût été le portail grand ouvert ce lundi après-midi, on aurait pu penser que la vie suivait son cours normal au domicile de Marie Thérèse Oyie Ndzie, née Ntsama. En réalité, c’est la consternation au sein de la famille depuis la matinée de samedi dernier. « On lui a diagnostiqué une insuffisance cardiaque en 2007. Pourtant samedi matin, elle s’est réveillée à 6h comme d’habitude pour ouvrir ses portes avant de retourner faire la grâce matinée. C’est la cuisinière qui l’a découverte aux environs de 8h quand elle est venue s’enquérir du menu du jour. Elle m’a tout de suite appelé », raconte Thomas Olivier Oyie, le fils de la défunte. Selon lui, rien ne laissait présager ce malheur, d’autant plus Marie Thérèse Oyie Ndzie, est restée devant son téléviseur le vendredi jusqu’à 23h et prévoyait d’aller à un enterrement le jour de son décès.

Marie Thérèse Oyie Ndzie est née le 1er février 1945, à Ohangou, dans l’arrondissement d’Akono. Administrateur du travail sortie de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, elle a occupé de nombreux postes de responsabilité. C’est ainsi qu’entre 1995 et 1997, on la verra tenir les rênes du secrétariat général du ministère de l’Education nationale. Mais avant, elle aura été au ministère des Affaires sociales et de la Condition féminine, comme directeur de la Promotion féminine, et conseiller technique. Sur le plan politique, elle a été député de l’Océan à l’Assemblée nationale entre 1997 et 2002. Pendant son séjour à l’auguste chambre, elle a été présidente de la Commission Education, mais s’occupait aussi de tout ce qui avait trait au bien-être des populations. Sa vie associative a aussi été très active, notamment au sein du Cercle des amis du Cameroun (Cerac) où elle était l’une des vice-présidentes au moment de son décès. Outre ses trois enfants, se sont entre autres ses filleuls de la chorale française de la paroisse d’Ekoumdoum – où elle était conseillère paroissiale –, les membres de l’association de développement des femmes de Mvengue qu’elle a fondée, et celles de SOS women, qui pleurent celle qu’on appelait affectueusement « Mbombo ».

Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM

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